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La rencontre de novembre

Parents teacher meeting
Illustration Fotolia

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Une année scolaire et un tour de montagnes russes, c’est pareil. Riche en émotions fortes, ça surprend dans certains détours et surtout, ça avance à vitesse grand V.

J’ai fait insérer, vendredi, dans le sac d’école, une feuille adressée aux parents pour la remise du bulletin.

Il me semble venir tout juste de les inviter pour la rencontre de septembre!

Organiser le calendrier des rencontres. Placer dans l’horaire 26 parents dont plusieurs n’ont comme disponibilité qu’une seule plage horaire soit celle entre 16:30 et 17:30, le jeudi.

Pas du tout évident.

Grâce à quelques pirouettes et tours de force, je finis toujours par accommoder presque tout le monde.

Préparer la discussion

J’aime rencontrer les parents de mes élèves.

Moment rare et essentiel (mais toujours trop court) qui demande préparation.

Je rassemble Post-it et bouts de papier que j’ai cumulés depuis septembre à propos de chacun de mes élèves. J’ai des notes partout. Beaucoup dans ma tête. Mais aussi dans mon agenda de prof, dans les cahiers de dictée, dans ma chemise avec les plans d’intervention.

Des observations sur des comportements en classe, sur la cour ou en spécialités. À propos des retards fréquents ou d’un temps d’étude à la maison qui me semble insuffisant. Des bons coups aussi.

La semaine avant les rencontres, je prends une feuille par élève que je sépare en trois.

Mon aide-mémoire lors de la discussion.

Je collige. Une colonne pour les forces et une pour les difficultés. Que j’appelle défis devant les parents. Ça fait moins peur, mais ça veut dire la même chose. La 3e, pour mon «varia».

Dans le lot de rendez-vous à l’horaire, il y en a toujours qui s’annoncent plus faciles. Et d’autres que j’appréhende. Qui me tournent dans la tête bien des semaines avant le rendez-vous.

Des élèves à propos desquels j’ai des questionnements à partager avec les parents. Des inquiétudes.

Des problèmes précis à nommer.

Nommer.

Trouver les bons mots pour communiquer ma pensée. Sans manquer la cible.

J’ai déjà préparé le terrain auprès des parents. Depuis septembre. Par des courriels, un appel, une jasette dans le cadre de porte, une note sur une copie d’examen.

Selon le sérieux de la situation.

Travailler ensemble

Peu de surprises finalement à la rencontre de novembre, vous me direz.

Pourtant, elle est absolument nécessaire.

Pour prendre le temps. Discuter. Conseiller. Clarifier des attentes. Les rappeler parfois. Sonner des cloches. Sensibiliser. Dire ce qui va. Et ne va pas.

De part et d’autre, partager des secrets. S’expliquer des situations. Mieux nous comprendre. Questionner. Rire. Verser des larmes parfois.

Nommer. Encore.

Peu importe ce que les parents de mes élèves et moi partagerons la semaine prochaine, je souhaite toujours la même chose.

Sentir que l’on fasse équipe. Qu’ils me font confiance. M’appuient. Me complètent. Me considèrent.

Parce que quand des parents et un prof travaillent ensemble, l’enfant qui est au cœur de cette dynamique en ressort toujours gagnant.

Chers collègues et chers parents, bonnes rencontres!