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Alexandre Taillefer favorable aux péages et contre un troisième lien

Alexandre Taillefer
PHOTO JEAN-FRANCOIS DESGAGNÉS Alexandre Taillefer

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L’homme d’affaires Alexandre Taillefer se dit favorable à l’instauration de péages (taxe kilométrique) sur les routes tout en s’inscrivant contre la construction d’un troisième lien à Québec.

De passage dans la capitale lundi à titre de conférencier devant les membres de l’agence de développement économique CDEC, M. Taillefer a fait état de «mesures ostracisantes» comme une taxe kilométrique qui devrait être mises de l’avant pour contrer le phénomène de l’étalement urbain sur les routes québécoises.

«Mettre en place un projet de transport SRB devrait être une priorité et c’est qui devrait empêcher la construction d’un troisième lien. Cela m’apparaît assez clair. Et malheureusement, ça prend des mesures ostracisantes. Et ces mesures doivent passer selon moi par une taxe kilométrique en fonction des heures de pointe», a-t-il dit.

Selon M. Taillefer, l’instauration de péages aurait pour effet de désengorger les autoroutes à Québec et de donner une valeur ajoutée au projet de transport collectif de service rapide par bus (SRB).

«On a un enjeu aujourd’hui. La voiture est un facteur d’appauvrissement collectif et aussi individuel. Les routes coûtent de plus en plus cher. On doit regarder les arguments économiques de l’étalement urbain. Les mesures d’augmentation des taxes, ce n’est jamais très populaires », a fait valoir l’ex «dragon».

Ce dernier ne cache pas que d’investir des milliards $ de fonds publics dans la construction d’un troisième lien le rend mal à l’aise.

«Je pense que tout ce qui favorise aujourd’hui davantage le transport individuel de voiture doit être analyser de façon froide. Et il faut trouver des alternatives. Un projet de SRB est un pas dans la bonne direction certainement», a-t-il évoqué.

Investir dans l’éducation

Un système de péage permettrait d’après M. Taillefer, de diminuer les investissements dans le réseau routier québécois et de réinjecter des sommes massives dans le système d’éducation

«Il faut expliquer le coût du transport individuel dans notre société. Quant on regarde l’argent que l’on investit dans les infrastructures routières (viaducs et ponts), et quand on compare cela avec l’argent que l’on investit au primaire et secondaire, je pense que la réponse est un peu là», a-t-il signalé.