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La maladie de Lyme est contractée plus souvent ici

La zone où vit la tique grandit dans le sud du Québec

La maladie de Lyme
Photo Agence QMI

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Le nombre de Québécois infectés par la maladie de Lyme directement sur le territoire de la province a explosé depuis deux ans, conséquence de l’avancée de l’insecte porteur de l’infection, la tique à pattes noires.

Le nombre de résidents du Québec qui ont contracté la maladie de Lyme dans la province, et non à l’extérieur, a presque doublé entre 2014 et 2015.

Plus de 7 personnes sur 10 nouvellement atteintes par l’infection au Québec l’ont désormais contractée dans la province, surtout au sud de la Montérégie et de l’Estrie.

<b>François Milord</b><br />
Médecin-conseil INSPQ
Photo courtoisie
François Milord
Médecin-conseil INSPQ

«On constate que le risque est bien implanté dans les secteurs les plus au sud de la province. La zone où se multiplient les tiques risque de grandir à une vitesse difficile à prévoir, et une plus grande partie de la population du Québec sera exposée», explique François Milord, médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec.

Il a coécrit un rapport qui documente cette explosion de «cas indigènes» observée depuis deux ans.

Plus de personnes sont à risque de se trouver sur le territoire de la tique, l’insecte responsable de la transmission de l’infection à l’humain, note le rapport publié mardi.

Il est aussi noté qu’une «meilleure sensibilisation de la population et des professionnels de la santé» peut aussi expliquer l’augmentation du nombre de diagnostics.

Voyage

Avant 2013, la grande majorité des cas provenaient de Québécois ayant voyagé à l’étranger, ou qui ignoraient où ils avaient été infectés.

Depuis le début de l’année, au contraire, 116 des 163 nouveaux cas de maladie de Lyme ont été contractés au Québec même. Ce sont cinq cas de plus que l’an dernier (111).

La plupart des nouveaux cas diagnostiqués au Québec cette année proviennent des zones au sud de l’Estrie (63 %), de la Montérégie (32 %) et faiblement de la Mauricie et du Centre-du-Québec (1 %). Quatre pour cent (4 %) sont de provenance inconnue.

Il est à prévoir que la tendance se maintienne à mesure que le territoire de la tique s’étend, grâce notamment aux changements climatiques, selon le Dr Milord.

«Pour ces régions, il faudra apprendre à vivre avec», conclut le chercheur.