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Malgré ses réserves, Couillard garde une porte ouverte à l'exploitation des gaz de schiste

Malgré ses réserves, Couillard garde une porte ouverte à l'exploitation des gaz de schiste
Photo Simon Clark

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MARRAKECH - L'exploitation du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent n'est pas compatible avec la stratégie environnementale du gouvernement ni avec la volonté populaire, a déclaré Philippe Couillard, mercredi matin, à Marrakech.

Avant de passer la rampe, tout projet de gaz de schiste devra satisfaire à deux grands critères fondamentaux, a exposé le premier ministre. «D'abord l'acceptabilité sociale. C'est dans la vallée du Saint-Laurent que se situe la grande majorité de la population du Québec. Actuellement, je ne sens pas l'ombre du début d'une acceptabilité sociale pour ces projets-là», a dit M. Couillard.

Les projets devront aussi être en cohérence avec la stratégie québécoise de lutte aux changements climatiques, a continué le premier ministre. «Dans la révision de la Loi sur la qualité de l'environnement que le ministre David Heurtel pilote, il y a le test climatique pour les projets avant leur approbation. Il faut que cette cohérence se justifie.»

Le premier ministre se dit en parfait accord avec son ministre de l'Énergie, Pierre Arcand, qui maintient la porte ouverte à l'exploitation des gaz de schiste dans son projet de loi 106 sur la transition énergétique dans lequel le gouvernement prévoit «encadrer l'exploitation des hydrocarbures», gaz et pétrole.

«Nous, on ne gouverne pas par moratoire», a tenu à préciser le premier ministre. Philippe Couillard a pourtant déjà déclaré qu'il n'y aurait pas de fracturation hydraulique dans les basses terres du Saint-Laurent.

«Il faudra voir les projets, a-t-il nuancé, et répondre aux deux critères de l'acceptabilité sociale et de la cohérence avec les efforts du Québec dans la lutte aux changements climatiques.»

L'évolution de la technologie pourrait dans le futur rendre l'exploitation du gaz de schiste moins dommageable pour l'environnement, a par la suite précisé l'attaché de presse du premier ministre, Harold Fortin. Le critère de l'acceptabilité sociale demeurera, a-t-il ajouté.

Si d'aventure, un autre gouvernement que celui de Philippe Couillard était tenté d'entrer dans la porte laissée ouverte dans le projet de loi 106, les mêmes critères demeureront, croit Philippe Couillard. «Je ne pense pas qu'on aura un gouvernement qui pourra écarter les critères d'acceptabilité sociale ni de lutte aux changements climatiques.»

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