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Troisième lien: le gouvernement sait depuis 40 ans qu'on peut creuser un tunnel sous le Saint-Laurent

Troisième lien: le gouvernement sait depuis 40 ans qu'on peut creuser un tunnel sous le Saint-Laurent
Photo Daniel Mallard

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Le gouvernement sait depuis 40 ans qu’aucun obstacle géologique n’empêcherait la réalisation d’un troisième lien entre Québec et Lévis, peut-on lire dans une série d’études sur le projet publiées aujourd’hui par le ministère des Transports.

Cette incertitude a été levée après la réalisation, en 1973 et en 1974, de deux études géologiques.

On constate également que le scénario d’un troisième lien situé plus à l’ouest – comme l’a récemment suggéré le maire de Québec Régis Labeaume – n’a jamais été considéré au fil du temps puisque l’objectif a toujours été celui de désengorger les deux ponts actuels dont la saturation actuelle était annoncée depuis longtemps.

Une vingtaine de documents

À preuve que le projet ne date pas d’hier, en tout, près d’une vingtaine d’études, analyses et présentations produites depuis les années 70 ont été regroupées et mises en ligne mercredi sur le site Internet du ministère des Transports du Québec.

  • Vous pouvez y accéder en cliquant ici

En plus de l’étude rendue publique en septembre dernier, on retrouve les rapports publiés en 1999 et en 2001 par la firme Tecsult à la demande du défunt Comité du lien sous-fluvial à l’est de Lévis-Québec.

Le document le plus volumineux est sans aucun doute l’étude sur la faisabilité d’un lien entre la rive nord et la rive sud du fleuve St-Laurent via l’Île d’Orléans remise au gouvernement en 1979 par la firme Vandry, Jobin et associés.

À la suite d'une demande d'accès

Leur publication fait notamment suite à une demande d’accès à l’information présentée le 25 août dernier par notre Bureau parlementaire, dans laquelle nous demandions notamment «copie des études et expertises existantes concernant le projet de tunnel et/ou de troisième lien entre Québec et Lévis».

La loi oblige maintenant les organismes publics à diffuser, depuis le 1er avril 2015, sur leur site Internet, les documents transmis dans le cadre d’une demande d’accès.

Le ministère a mis quelques semaines à numériser les documents avant de les rassembler dans une seule et même page web.