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Pas de commission parlementaire sur le scandale de la SIQ

Monique Jérôme-Forget
Photo d'archives, Chantal Poirier Monique Jérôme-Forget

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Le gouvernement Couillard ne veut pas se pencher sur le scandale de la SQI en commission parlementaire.

«On a eu la discussion ce matin. Ce qui me fait tiquer, c’est quand on dit que c’est l’Assemblée nationale qui est responsable de tout et que l’Unité permanente anticorruption passe en second. On a donné une responsabilité à l’UPAC», a expliqué jeudi le député libéral Pierre Reid, qui siège à la commission des finances publiques.

Comme les autres députés libéraux, il a voté contre la proposition des partis d’opposition de se pencher sur les allégations de fraude à Société immobilière du Québec, qui existe aujourd’hui sous le nom de Société québécoise des infrastructures.

Maltais dénonce

La députée péquiste Agnès Maltais déplore cette décision et soutient que les libéraux refusent de faire réellement la lumière sur les nominations partisanes, à la base du scandale.

«Monique Jérôme-Forget dit qu’elle a eu des pressions pour nommer ces dirigeants (de la SIQ)», a-t-elle rappelé en mêlée de presse.

«Il faut qu’on sache, au niveau politique, ce qui s’est passé. Monique Jérôme-Forget, Gérard Bibeau et Marc-André Fortier doivent venir répondre», a-t-elle ajouté.

Mme Maltais soutient que la commission parlementaire n’entrerait pas en compétition avec l’enquête de l’UPAC, qui se concentre sur les collecteurs de fonds libéraux, et celle de la vérificatrice générale, qui analysera les contrats de la SIQ.

De son côté, le député de Québec solidaire Amir Khadir croit que Philippe Couillard, le ministre Jean-Marc Fournier et une poignée «de ministre à 100 000 $ du gouvernement Charest» sont derrière cette décision.

M. Khadir propose aux partis d’oppositions de bloquer les nominations qui requièrent les deux tiers de vote de l’Assemblée nationale en guise de protestation.

Le scandale de la SIQ aurait permis à des collecteurs de fonds du PLQ d’engranger plus de 2 millions de dollars grâce à des stratagèmes de prolongations de baux et de vente d'immeubles gouvernementaux durant les années 2000.