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L’accumulation des polluants pourrait créer les maladies

L’accumulation des polluants pourrait créer les maladies
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Un cancérologue français en visite au Québec affirme que les produits chimiques présents dans la nourriture, les savons et les produits ménagers sont la cause première de nombreuses maladies.

Selon le Dr Dominique Belpomme, la plupart des cancers, des allergies, des problèmes respiratoires et cutanés, la hausse des cas de diabète et d’obésité sont causés par l’accumulation de polluants chimiques dans les tissus graisseux et le sang du corps humain.

Le médecin soutient que 100 000 produits chimiques circulent en toute légalité sur le marché de la consommation. Ils se déplacent dans l’air et l’eau, se mêlent à la nourriture, aux tissus, et collent aux murs.

À son avis, tous les citoyens sans exception sont à risque, mais ce sont les agriculteurs et les enfants qui en sont les premières victimes. Le Dr Belpomme affirme que la contamination débute même au stade du fœtus.

«Il faut voir la responsabilité majeure des pesticides dans l’augmentation des maladies», déclare l’éminent médecin français qui travaille depuis 20 ans sur l’hypersensibilité environnementale.

Hausse des maladies

Au cours de conférences tenues au Québec, Dominique Belpomme s’est appuyé sur une série d’études scientifiques pour affirmer que, depuis 1950, chaque génération est plus affectée que la précédente.

En Europe, 1 enfant sur 10 naît avec une malformation congénitale. Et il existe une baisse de la fécondité dans tous les États riches de la planète.

«On dit souvent que c’est de la faute des citoyens s’ils sont malades. C’est toujours le même problème, on préfère accuser les citoyens, pour dédouaner les fabricants des substances chimiques actives», ajoute le cancérologue.

Il lui paraît paradoxal que les médecins regardent les maladies, mais ne les relient pas à la pollution de l’environnement.

Déni des gouvernements

Il en veut tout particulièrement aux gouvernements, qu’il dit asservis au néolibéralisme et qui tardent à mieux contrôler les polluants chimiques.

«Le drame, c’est le déni complet sur le plan politique, malgré la prise de conscience scientifique et sociale», déplore Dominique Belpomme.