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Airbnb ferait perdre 14 M$ de revenus aux hôteliers dans la région de Québec

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le secteur de l’hôtellerie a progressé de 5 % à l’été 2016, alors que celui de la restauration a connu une hausse de 10 %. L’AHRQ pointe du doigt les sites comme Airbnb dont la popularité est grandissante.

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Le site d’hébergement en ligne Airbnb ferait perdre 14 M$ de revenus aux hôteliers, selon l’Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ) qui presse les autorités à agir pour stopper cette «vampirisation».

C’est donc près de 161 000 nuitées qui sont vendues annuellement par l’entremise d’Airbnb à Québec, a dévoilé lundi Michelle Doré de passage devant la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

Bien que la présidente de l’AHRQ soit elle-même une utilisatrice d’Airbnb pour louer sa villa à Saint-Martin, celle-ci dénonce avec virulence les locateurs qui ne respectent pas les règles.

«On n’est pas contre Airbnb, on est contre l’illégalité. On est contre l’évasion fiscale. Mettez-vous en règle! Demandez un permis à la Corporation de l’industrie du Québec. Payez vos taxes et il n’y en aura pas de problèmes», a dit Mme Doré.

Revenant encore une fois sur sa situation personnelle, la présidente de l’AHRQ affirme ne voir aucune incohérence entre la cause qu’elle défend et ses activités sur Airbnb.

«J’ai déclaré la propriété aux autorités locales. Je paye mes taxes sur les locations et je paye de l’impôt sur le revenu», a-t-elle dit.

Toujours selon l’AHRQ, ce sont plus de 1200 appartements ou chambres qui sont à louer chaque jour à Québec via cette plateforme d’économie de partage.

Si l’on considère qu’il y a à peine 10 % des locateurs qui ont tenté de régulariser leur statut depuis l’entrée en vigueur de la loi 67 sur l’hébergement illégal, c’est donc dire que la majorité opère dans l’illégalité, a laissé entendre Mme Doré.

À Québec, on ne compte que deux inspecteurs à la Ville pour détrousser les logements illégaux.

Selon la conseillère Suzanne Verreault, la Ville de Québec prend très au sérieux la menace que représente l’hébergement illégal et ses conséquences puisque l’industrie touristique est un pôle majeur de l’économie locale.

«Nous avons une équipe de travail qui est en train de faire une analyse plus poussée. C’est une tendance mondiale. Il faut apprendre à vivre avec, mais il faut que ce soit gagnant-gagnant autant pour l’industrie hôtelière que pour les touristes. L’analyse est faite. On devrait nous revenir en début d’année avec un portrait plus complet», a dit Mme Verreault.

Une ressource de l’arrondissement La Cité-Limoilou est dédiée uniquement à faire avancer ce dossier. Les résultats seront connus vers le mois de février.