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Les juristes de l’État debout devant Philippe Couillard

«On ne se laissera pas abattre. On y tient à ce nouveau mode de négociation. […] On ne veut plus jamais être dans la rue. On va y être pour la dernière fois et on va y rester tant qu’on n’aura pas ce qu’on veut», a déclaré en point de presse le président du syndicat des avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ), Jean Denis.
Photo Marc-André Gagnon «On ne se laissera pas abattre. On y tient à ce nouveau mode de négociation. […] On ne veut plus jamais être dans la rue. On va y être pour la dernière fois et on va y rester tant qu’on n’aura pas ce qu’on veut», a déclaré en point de presse le président du syndicat des avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ), Jean Denis.

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Regrettant la sortie effectuée depuis l’Afrique par le premier ministre, les 1100 notaires et avocats de l’État québécois préviennent qu’ils continueront la grève tant et aussi longtemps que le gouvernement refusera de revoir leur mode de négociation.

«On ne se laissera pas abattre. On y tient à ce nouveau mode de négociation. [...] On ne veut plus jamais être dans la rue. On va y être pour la dernière fois et on va y rester tant qu’on n’aura pas ce qu’on veut», a déclaré en point de presse le président du syndicat des avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ), Jean Denis.

En marge du Sommet de la Francophonie à Madagascar, vendredi dernier, Philippe Couillard a fermé la porte à l’adoption d’un nouveau régime d’arbitrage salarial comme le réclament les juristes de l’État en grève depuis le 24 octobre dernier.

Pour le premier ministre, il s’agit d’une question d’équité avec les 400 000 autres syndiqués du secteur public qui sont arrivés à s’entendre avec le régime de négociation habituel.

Les juristes en grève font quant à eux valoir qu’ils jouent un «rôle particulier» au sein du système de justice. Un nouveau mode de négociation leur apparaît nécessaire afin de mettre un terme au «pattern de grève et de loi spéciale» actuel qui «ne sert pas l’intérêt public», selon M. Denis.

Négocier d'abord et avant tout

Malgré la sortie publique du premier ministre et de celles effectuées dernièrement par le ministre des Finances, Carlos Leitao, les syndiqués se défendent de vouloir négocier à leur tour sur la place publique, mais signalent qu’ils ont déjà «mis de l’eau dans leur vin».

«Notre proposition au gouvernement inclut une négociation préalable à tout arbitrage et tient compte de la capacité de payer de l’État, a précisé M. Denis, et l’arbitre devra également tenir compte de cette capacité de payer.»

Après cinq semaines de grève, 20 projets de loi sont maintenant sur la glace (dont celui sur les chiens dangereux et le statut particulier de la métropole), plus de 222 projets de règlement sont attente et près de 3000 causes ont été reportées devant divers tribunaux, estime LANEQ.

Si ce portrait brossé par le syndicat a de quoi inquiéter, à défaut d'une entente, il ne pourra qu’être pire la session parlementaire prochaine, a prévenu M. Denis.

Une rencontre de négociation entre les deux parties est prévue mercredi après-midi.