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Mieux soutenir les proches aidants d’aînés

Gregory Charles et Danièle Henkel plaident pour une meilleure valorisation du rôle

Le chanteur Gregory Charles, et la femme d’affaires Danièle Henkel (2e et 3e sur la photo) ont agi à titre de proche aidant. Ils ont assisté à un panel sur les actions à poser pour valoriser et soutenir les proches aidants d’aînés.
Photo Didier Debusschère Le chanteur Gregory Charles, et la femme d’affaires Danièle Henkel (2e et 3e sur la photo) ont agi à titre de proche aidant. Ils ont assisté à un panel sur les actions à poser pour valoriser et soutenir les proches aidants d’aînés.

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Le chanteur Gregory Charles et la femme d’affaires Danièle Henkel ont lancé un véritable cri du cœur pour valoriser le rôle de proche aidant d’aînés, dans le cadre d’un panel tenu pour la Journée de l’appui à l’hôtel Plaza.

Danièle Henkel a partagé son rôle de proche aidante auprès de sa mère, l’épuisement qu’elle a subi et la pression qu’elle a eue pour la placer en institution.

«On me disait: “Mme Henkel, c’est assez. Vous devez penser à vous et vos enfants.” Je trouvais ça épouvantable que l’on me demande de placer celle qui m’a donné la vie», se souvient la femme d’affaires. Elle propose, en échange, de prioriser l’entraide en collectivité et aux entreprises de reconnaître le rôle de proche aidant.

«Est-ce qu’autour de moi, quelqu’un a besoin de mon temps? On peut tendre la main, chacun notre tour, souligne-t-elle. Autant que l’on donne des congés parentaux, autant on devrait être capable de donner des congés payés pour des proches aidants.»

Gregory Charles a, pour sa part, confié que sa mère a reçu un diagnostic d’Alzheimer il y a 14 ans. «Je vous avoue que je n’avais aucune espèce d’idée de ce que c’était. Je croyais que ma mère continuerait d’être sur mon cas éternellement», lance-t-il à la blague.

À l’époque, son père a pris sa retraite plus rapidement que prévu, afin de se consacrer à son épouse. «Il y a quelques semaines, il a reçu le même diagnostic», laisse-t-il tomber devant une salle comble de proches aidants et d’intervenants auprès d’aînés.

« Pas assez d’amour »

À son tour proche aidant, il estime que le manque d’amour dans la société d’aujourd’hui est l’un des principaux obstacles à la reconnaissance des proches aidants.

«Ça tourne autour de notre capacité d’aimer quelqu’un d’autre – presque, sinon plus – que de s’aimer soi-même», fait-il valoir.

Les deux personnalités ont livré ces témoignages lors d’une discussion sur les actions à poser pour valoriser et soutenir les proches aidants d’aînés.

Ils étaient en compagnie de Patrick Marier, directeur scientifique du Centre de recherche et d’expertise en gérontologie sociale (CREGÉS) et de Raynald Brière, président et chef de la direction RNC Médias.

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