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Le gouvernement Couillard critiqué pour son ouverture au tchador en politique

 La ministre de la Condition féminine Lise Thériault.
Photo Simon Clark La ministre de la Condition féminine Lise Thériault.

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Jean-François Lisée et François Legault s’en prennent au gouvernement Couillard, qui veut davantage de femmes en politique, incluant celles qui portent le tchador.

«S’il y a un parti politique qui croit et veut envoyer le message qu’un symbole de soumission de la femme, ça ferait une bonne candidate, libre à ce parti politique, bien, ça ne sera pas le Parti québécois, c’est sûr», a lancé Jean-François Lisée mardi lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

« Reflet »

Il réagissait à la sortie de la ministre de la Condition féminine Lise Thériault. Questionnée à savoir si les femmes qui portent les signes religieux, incluant le tchador, doivent être acceptées par les partis politiques, Mme Thériault a affirmé que la démocratie québécoise devrait être plus représentative de la démographie.

«Notre démocratie doit être le reflet de ce qu’est notre société [...] Ce qu’il faut regarder avant tout, c’est de croire en la démocratie. Le reste est accessoire», a-t-elle dit.

«On verra dans 11 mois si des femmes qui portent le tchador se sont présentées. Si c’est le cas, on est dans une société libre et démocratique, et les citoyens vont exercer leur droit de vote», a dit Mme Thériault.

Jean-François Lisée n’est pas le seul mécontent. Le caquiste François Legault a rétorqué qu’il «a un problème avec ça».

«M. Couillard a déjà dit, textuellement, que le tchador, c’était un vêtement qui démontrait la soumission de la femme face à l’homme. Non, je ne veux pas de ce genre de symboles parmi les députées de la CAQ», a-t-il affirmé.

Symbole d’exclusion ?

Malgré son ouverture, Lise Thériault a tout de même soutenu que les femmes qui portent ce long voile noir qui couvre tout le corps à l’exception de l’ovale du visage ne sortent que rarement de leur maison et ne s’intéressent pas à la démocratie.

«Une femme qui porte le tchador reste la plupart du temps dans sa résidence. Ce ne sont pas des personnes qui vont s’impliquer au niveau de la politique, ce ne sont pas des personnes qui vont s’impliquer au niveau de la démocratie», a-t-elle lancé.