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L’avocate pitbull contre-attaquera devant la cour

A.-F. goldwater, Avocate
Photo d'archives A.-F. goldwater, Avocate

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Anne-France Goldwater n’a pas dit son dernier mot. L’avocate colorée entend toujours se battre devant les tribunaux contre l’interdiction des pitbulls, même si le règlement de la Ville de Montréal est en vigueur.

«Il ne faut pas que les gens pensent que la cause est finie», a lancé hier l’avocate connue des Québécois pour avoir animé l’émission L’Arbitre.

Me Goldwater dit qu’elle a planché toute la journée sur la procédure qu’elle compte déposer dans les prochains jours devant la cour.

«Les anti-pitbulls ne doivent pas crier victoire trop vite. Ce que la Cour d’appel a dit jeudi dernier, c’est que les articles du règlement, qui ne portent pas préjudice, pourront être appliqués, mais sur le fond, le tribunal n’a pas tranché», rappelle-t-elle.

Me Goldwater n’a pas voulu en dire davantage sur la forme que prendre sa contestation.

Elle compte s’allier à d’autres associations et organismes qui militent en faveur des pitbulls.

Hier, la SPCA a annoncé qu’elle transférerait ses pitbulls vers un refuge situé dans une ville où le règlement n’exclut pas ce type de chien.

Écarter Coderre

Par ailleurs, Me Goldwater n’a pas encore décidé si elle ferait le saut en politique.

«C’est certain que si le maire n’est plus au pouvoir l’année prochaine, ça règle le problème, n’est-ce pas?» a-t-elle répondu lorsque questionnée sur le sujet.

Pourtant, au début de l’été, elle avait déclaré être sous le charme du maire Coderre.

«Non, c’est terminé, j’ai réalisé que c’est un homme entêté, dit-elle. Je lui ai offert mon aide, je lui ai dit que je pouvais bénévolement l’aider à écrire son règlement, mais il ne m’est jamais revenu.»

Les points de désaccord ne concernent plus seulement la question des pitbulls. En octobre, elle avait demandé la démission de M. Coderre après avoir appris qu’il était allé en Iran pour signer une entente de coopération entre Metropolis, l'organisme qui représente les grandes villes du monde dont il est le président, et Téhéran.

«Peut-être que je vais appuyer l’opposition, c’est rendu infernal avec M. Coderre», a-t-elle mentionné.

Elle n’a pas précisé si cet appui ira au prochain nouveau chef de Projet Montréal, qui sera désigné aujourd’hui pour succéder à Luc Ferrandez.