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Col bleu sous enquête criminelle pour avoir installé des GPS

<b>Chantal Racette</b><br /><i>Présidente des cols bleus de Montréal</i>
Photo Pierre-Paul Poulin Chantal Racette
Présidente des cols bleus de Montréal

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Au moins un col bleu montréalais qui aurait installé des appareils GPS sur les voitures personnelles de deux collègues fait présentement l’objet d’une enquête criminelle, a appris Le Journal.

Des sources syndicales et policières ont confirmé au Journal lundi que le Service de police de la Ville de Montréal enquête «sérieusement» sur un col bleu très proche de la présidente du syndicat, Chantal Racette.

Samedi, Le Journal révélait que deux directeurs syndicaux, Claude Sauvé et Pierre Lalonde, ont fait parvenir une mise en demeure au syndicat et à Mme Racette, réclamant chacun 35 000 $.

Les directeurs alléguaient que Mme Racette aurait donné des instructions pour qu’un col bleu installe un dispositif de géolocalisation sous leurs véhicules personnels à leur résidence, le 18 novembre, dans le but de suivre tous leurs mouvements.

Or, les directeurs ont également acheminé une plainte à la police contre le col bleu en question, notamment pour atteinte à la vie privée, intrusion sur propriété privée et vandalisme, a confirmé Le Journal.

Les enquêteurs du SPVM examinent présentement quelles accusations crimine­lles pourraient être portées contre cet employé si ces allégations se confirment, ont indiqué des sources près du dossier.

Il a été impossible de savoir si Mme Racette ou un autre membre du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) local 301 (cols bleus) sont aussi impliqués dans l’enquête.

« Très perturbé »

Pour sa part, Marc Ranger, le directeur Québec du SCFP, s’est dit très déran­gé par les faits allégués par les deux directeurs des cols bleus.

«Je peux vous assurer que je suis toute cette histoire de près. [...] Je suis très, très, très préoccupé par la possibilité qu’on ait installé des GPS sur les voitures personnelles de certains membres. Si c’est vrai, c’est une grave atteinte à la vie privée», a commenté M. Ranger lorsque joint au téléphone.

Sans que Le Journal lui parle de l’enquête criminelle, celui-ci a indiqué qu’il ne voulait pas indiquer s’il avait rencontré Mme Racette ou si le SCFP-Québec comptait agir contre elle, «pour ne pas nuire à l’enquête de la police».

Ni Mme Racette, ni le syndicat des cols bleus n’ont voulu réagir.