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Inquiétude chez les producteurs de porcs

La surproduction américaine a fait chuter les prix au cours des derniers mois

Bloc porc
Photo Reuters

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Les éleveurs québécois de porc sont inquiets. Depuis quelques mois, ils produisent à perte en raison d’une offre excédentaire sur le marché nord-américain qui a fait plonger les prix.

«Ce sont des temps durs. Il y a actuellement beaucoup d’inquiétude du côté des producteurs», a indiqué mardi au Journal le directeur général des Éleveurs de porcs du Québec, Jean Larose.

Les représentants de l’industrie porcine sont réunis à Québec ces jours-ci dans le cadre de l’événement annuel Porc Show.

Selon M, Larose, les prix du porc ont beaucoup fluctué depuis le printemps sur les marchés nord-américains, passant à tout près de 2 $ le kilogramme à 1,20 $ actuellement.

Les éleveurs québécois soutiennent «manger de l’argent» par les temps qui courent alors que leur coût moyen de production revient à environ 1,80 $ du kilo.

Bien qu’ils auront droit à des indemnités financières prévues par le programme d’assurance stabilisation, les producteurs prévoient tout de même perdre de l’argent cette année.

«Les prix sont à la baisse parce que l’on observe une hausse de la production aux États-Unis. Cela crée une compétition», note l’économiste Jean-Philippe Gervais de Financement agricole Canada.

Selon ce dernier, l’avenir de la production porcine québécoise passe inévitablement par la recherche de nouveaux marchés d’exportation.

L’économiste croit que les marchés de la Chine et du Japon démontrent des potentiels de croissance importants pour les producteurs de porcs québécois.

La transformation rentable

Chez Olymel, qui tire la majorité de ses revenus des activités de la transformation, les affaires vont plutôt bien, souligne le premier vice-président, Paul Beauchamp. «Nos revenus sont en croissance», a-t-il fait valoir au Journal.

Olymel, qui emploie plus de 8500 personnes au Québec, a déclaré au cours de la dernière année des revenus de 3,2 milliards $, en hausse de 14 % sur un an.

L’entreprise prévoit investir 500 millions $ dans ses installations canadiennes d’ici 2020.

«On a déjà annoncé des investissements de 250 millions $. On aura une autre vague d’annonces à faire», a souligné M. Beauchamp.

Le groupe Olymel devrait notamment confirmer au cours des prochains mois une importante expansion à sa nouvelle unité de production de saucisses La Fernandière à Trois-Rivières.

La production de porcs au Québec

  • 26 500 - Nombre d’emplois
  • 3200 - Nombre de sites de production
  • 2000 - Nombre d’entreprises
  • 7 millions/an - Nombre de porcs élevés
  • 2,5 milliards $/an - Retombées économiques