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Les juristes de l'État retournent à la table des négociations

Les juristes de l'État retournent à la table des négociations
photo d’archives

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Après huit semaine de grève, le Syndicat représentant les 1100 juristes de l'État (LANEQ) met de côté sa demande d'arbitrage salarial et retourne négocier avec le gouvernement, a appris Le Journal.

Une série d'échanges informels entre le président du Conseil du trésor Carlos Leitao et le président de LANEQ Jean Denis ont conduit à une reprise formelle des négociations prévue pour lundi prochain, 12 décembre. «On devait avoir une négociation hier (mercredi). On nous a finalement dit que le négociateur (du gouvernement) va nous rencontrer lundi, ça va se faire à Québec», a confirmé Me Denis.

Les avocats et notaires à l'emploi de l'État ont déclenché une grève générale le 24 octobre en réclamant le remplacement du mode classique de négociation patronale syndicale par un régime d'arbitrage.

Le premier ministre Philippe Couillard a rejeté la demande d'arbitrage de LANEQ signifiant son intention de négocier suivant la méthode traditionnelle et de conclure une entente comparable à celle conclue, il y a un an, avec les autres employés syndiqués du secteur public.

«M. Leitao parle de négocier dans le cadre habituel. Moi j'ai dit à M. Leitao, on s'en fout du cadre habituel. On veut que le gouvernement reconnaisse notre statut particulier (...) Ça fera en sorte qu'on ne fera plus jamais la grève (...) Voudront-ils négocier l'arbitrage cette fois-ci, peut-être que non. Allons y dans le cadre habituel, on verra ce que ça va donner», a confié Jean Denis à l'occasion d'une entrevue avec notre bureau parlementaire.

10% sur 4 ans

Cette reconnaissance d'un statut particulier aurait un impact monétaire, reconnaît Jean Denis. «On n'est pas là pour faire sauter la banque. Ça pourrait être (comme) les avocats de la couronne qui ont eu 10% sur quatre ans, soit 2,5% par année», a précisé Me Denis.

LANEQ accepte donc d'oublier momentanément sa demande d'instaurer un régime d'arbitrage pour tenter de trouver une voie de passage au conflit. En contrepartie, le gouvernement aurait consenti à ouvrir une discussion parallèle sur la question de l'arbitrage. «M. Leitao m'a dit qu'on pourrait faire une négociation en parallèle (...) regarder l'arbitrage liant ou une autre forme puis négocier le reste selon les règles habituelles», a précisé Me Denis.

«On leur a dit, toute avenue est possible», a continué le président de LANEQ. Québec tentera de convaincre les juristes d'accepter les conditions conclues avec le front commun syndical l'an dernier, a confirmé Me Denis. «C'est ce qu'ils nous ont dit, nous aurons des choses a proposer, on verra ce que ça donnera.»