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Le gouvernement doit négocier

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La «tempête parfaite» qui frappe les tribunaux quant aux délais est loin d’être réglée. Les avocats et les notaires qui travaillent au gouvernement sont encore en grève.

Certes, l’annonce par la ministre Stéphanie Vallée d’un réinvestissement dans le fonctionnement judiciaire était bienvenue. Ça faisait un an que les juges mettaient le gouvernement en garde contre la crise en cours.

Il faudra du temps pour résorber la situation. Dans l’immédiat, toutefois, il faut encore régler avec les juristes de l’État.

Le rôle des juristes

Le gouvernement est épaulé dans chacun de ses ministères par 1100 avocats et notaires. Ils participent à la rédaction des lois et des règlements, s’assurent que l’action gouvernementale s’exerce conformément au droit et représentent l’État lorsqu’il est partie prenante à un litige.

Depuis sept semaines, ils sont en grève. Ces fonctionnaires membres d’un ordre professionnel réclament la reconnaissance de leur indépendance. Ils veulent de meilleures conditions de travail et un nouveau cadre de négociation.

Déjà, ils ont renoncé à leur principale revendication, soit le droit à l’arbitrage, comme en Ontario. Dans un tel contexte, qu’attend le gouvernement pour faire rentrer les juristes au travail?

Un rôle important

Quand j’étudiais en droit, j’étais un des rares qui se pointaient aux tables de recrutement du gouvernement lors des salons de l’emploi. Servir le bien public n’est pas aussi prestigieux — et aussi payant — que la pratique privée.

Ce conflit perdure parce que la population ne se sent pas directement concernée. Pourtant, les juristes de l’État jouent un rôle fondamental.

C’est eux qui nous représentent pour faire respecter les lois et les règlements adoptés en notre nom. Des centaines de recours attendent.

Pourquoi cette grève traîne-t-elle encore? Faut-il y voir une autre démonstration du peu de poids de Stéphanie Vallée au conseil des ministres ou du désintérêt du gouvernement libéral pour les fonctions régaliennes de l’État?