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Rambo politico

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Cette semaine, Bernard «Rambo» Gauthier s’est lancé en politique, l’humoriste Guillaume Wagner a jalousement attaqué Martin Matte pour ses pubs de Maxi et Richard Martineau a ENFIN décidé de répliquer aux chacals qui l’agressent depuis des années avec une poursuite au civil. Voici mon top 3 de la semaine.

1. RAMBO

Bernard Gauthier vit maintenant son «moment Rambo». Il réalisera vite que qui dit politique, dit financement, en partant. Un domaine pas toujours commode, mettons.

Et qui dit «élites» au Québec, dit «syndicats». Ici-bas, les syndicats font partie... du problème et pas souvent de la solution.

Faire de la politique, élaborer des idées, c’est plus compliqué que de dire que «tout est de la marde»... «Rambo», c’est avant tout un symptôme.

En cette ère où n’importe quel JoBlo devient vedette virtuelle, Rambo produit un show. Rustre, vulgaire, direct. Mais vrai. Le baromètre de notre niveau d’écœurement.

S’il y a un député Rambo un jour, garanti que tous ces médias qui sont les premiers à le ridiculiser seront aussi les premiers à boire à sa fontaine.

2. WAGNER INC.

Jamais l’humoriste Wagner n’aurait pu se payer pareille visibilité. Ça vaut des milliers de dollars!

En attaquant Martin Matte pour ses pubs de Maxi, il s’expose lui-même comme tout un capitaliste! Comme je les aime!

Comme tout bon showman, il cherche de l’attention. Il veut que vous qui bossez comme des malades crachiez une partie de votre paie pour un billet.

Guillaume veut vendre beaucoup de billets. Pour faire du cash.

Et il veut de l’attention pour faire... plus de cash. Rien de sorcier.

Nous sommes tous embarqués dans le piège du premier niveau, celui du «Wagner inc.».

Il a vendu 65 000 billets de son dernier show. Il vend tous ses billets 30 dollars chacun. Sans crier qu’il est millionnaire, disons qu’il a un revenu largement supérieur à celui de la moyenne des ours.

J’adore ces entrepreneurs! Comme ses amis aussi, qui ont fait des pubs payantes pour Loto-Québec, Le Devoir et Desjardins.

Les gauches caviar compteront toujours parmi les plus grands comiques.

3. JE SUIS MARTINEAU

Notre Cuba du Nord est le paradis des crapuleuses contradictions.

La gauche manifeste pour l’inclusion, mais les féministes radicales excluent les hommes de leurs rassemblements.

La gauche crie à la diversité, mais veut faire fermer des postes de radio.

La gauche caviar crie à la lutte à la pauvreté, mais roule en voiture de luxe.

Et surtout, la gauche manifeste contre l’intimidation, mais intimide brutalement aller-retour.

Le collègue et ami Richard Martineau – qui poursuit une publication qui a souhaité sa mort – faisait l’objet d’une chasse ouverte, 12 mois par année.

Ce qui m’écœure le plus, c’est cette foule de chroniqueurs «full patch» BCBG qui ont assisté passivement à ce cirque en prenant le thé et en se faisant des clins d’œil.

J’appuie Richard dans sa poursuite!

Si la violence qu’il a subie est abjecte, la complaisance des lâches qui empestent la profession le fut bien davantage.

Le Québec est, oui, encore plus petit que je le pensais.