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Incontournable et alléchant

Les Contes à passer le temps séduisent

Les Contes à passer le temps
Photo courtoisie Cath Langlois Maxime Robin lance Les Contes à passer le temps avec une histoire drôle et touchante sur les dernières minutes de vie de son père, décédé il y a six ans, qui est aussi celle de l’horloge que l’on retrouve sur un des murs de la Maison Chevalier.

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La magie des Contes à passer le temps continue d’opérer. L’atmosphère intimiste et chaleureuse de la Maison Chevalier, la qualité des conteurs et un bar à desserts bien garni contribuent à faire de ce spectacle quelque chose d’alléchant.

Présentée jusqu’au 18 décembre à place Royale, l’édition 2016 touche encore la cible, même si elle est peut-être un peu moins forte que celles des dernières années.

Maxime Robin et son équipe ont choisi, cette année, d’aborder les flocons, qui étaient absents l’année dernière, dans une thématique tournant autour du conte La Reine des neiges d’Andersen.

Le principe est tout simple. Après une introduction de la thématique, cinq comédiens viennent raconter des histoires inspirées par des secteurs de Québec. Les comédiens sont ensuite réunis dans une finale habituellement déjantée du conte en vedette.

Maxime Robin lance avec humour et sensibilité le conte d’introduction où il raconte l’histoire de l’horloge rustique que l’on retrouve, depuis six ans, sur un des murs de la Maison Chevalier et les dernières minutes de vie de son père.

Bertrand Alain enchaîne ensuite, avec un rôle qui lui va comme un gant, la rédemption d’un homme déplaisant, qui déteste tout de Noël.

Maxime Beauregard-Martin livre, de belle façon, l’histoire d’un jeune homme maladroit, qui espionne sa voisine et qui finit, un jour, par la rencontrer.

Ambiance unique

Pascale Renaud-Hébert revisite, avec nostalgie, dans une histoire où elle parle avec amour de sa grand-mère, plusieurs lieux de Saint-Sauveur, avec le coin Bigaouette et Saint-Léon, le Centre Durocher, le Royaume de la tarte, la Saint-Charles et le Roi de la patate.

Raymonde Gagnier raconte la folle épopée de Micheline Desbiens dans un magasin de jouets de Saint-Roch pour trouver le casse-tête rare et demandé.

Frédérique Bradet ouvre une porte intéressante avec un conte sur une jeune amoureuse endeuillée qui mord dans la vie, lorsque les comédiens viennent la rejoindre pour fredonner et danser sur des airs d’Elvis Presley.

Les histoires de l’édition 2016 manquent un peu de magie, de neige, et les conclusions sont parfois quelque peu précipitées, empêchant d’entrer en plein cœur des émotions.

Le spectacle Les Contes à passer le temps demeure, malgré tout, un objet théâtral savoureux, en raison de la proximité avec les comédiens, de leur talent de conteur, des histoires qui prennent vie dans les quartiers de Québec et d’une ambiance unique qu’il fait bon de déguster à ce moment de l’année.