/news/politics
Navigation

Demande d'accès à l'information: le maire Labeaume s'inquiète d'abus potentiels

Coup d'oeil sur cet article

La Ville de Québec traite plus de 3000 demandes d’accès à l’information par année. Coût de la facture: au moins 480 000 $.

Ce montant, qui comprend uniquement la main-d’œuvre du Service du greffe et des archives, serait toutefois nettement sous-évalué, selon le directeur général de la Ville, André Legault, qui témoignait, lundi, devant les élus lors d’un plénier à l’hôtel de ville.

Le directeur général de la Ville de Québec, André Legault.
Photo d'archives Daniel Mallard
Le directeur général de la Ville de Québec, André Legault.

«Le plus gros travail, il n’est pas à l’accès à l’information, il est dans l’ensemble des équipes (des différentes unités administratives) qui doivent faire ressortir l’ensemble des informations et ensuite, c’est l’équipe des accès à l’information qui regarde si cette information-là peut être rendue publique ou caviardée», a-t-il expliqué.

En 2015, la Ville a traité 3048 demandes. La majorité d’entre elles provenaient de citoyens (29 %) et de compagnies d’assurances (27 %). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les médias (3 %) et les élus de l’opposition (moins de 2 % selon le conseiller Yvon Bussières) font beaucoup moins de demandes que les firmes environnementales (14 %), les organismes publics (10 %), les entreprises privées (8 %) puis les avocats et les notaires (5 %).

«Le 3 % des journalistes, ça ne m’inquiète pas. Moi, ce qui m’inquiète, c’est le 97 %. Il y a des gens qui n’ont pas grand-chose à faire dans la vie. Je veux juste m’assurer qu’il n’y a pas des choses frivoles là-dedans parce que c’est nous autres qui paie», a affirmé le maire Régis Labeaume, s’inquiétant des abus potentiels.

1000 demandes pour la police

L’an dernier, le service de police avait été impliqué dans le tiers des demandes. Beaucoup de demandeurs s’intéressent aux rapports d’évènements. Le service de l’environnement de la Ville est également très sollicité.