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La cybersécurité est une source d’anxiété

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OTTAWA – La préoccupation accrue de la population au sujet de la cybersécurité, qui se traduit par une «anxiété grandissante», est une des principales observations de l’Autorité canadienne pour les renseignements Internet (ACEI) dans sa nouvelle édition de son Dossier documentaire annuel.

«La population canadienne se soucie d'un éventail élargi d'enjeux de cybersécurité, 47 % de celle-ci ne ferait vraisemblablement pas d'achat chez un détaillant en ligne après une cyberattaque», indique-t-on.

La même observation vaut pour les organismes à but non lucratif (OSBL) puisque 48 % des personnes ont dit être peu susceptibles de faire un don à un tel organisme après une cyberattaque.

«La population canadienne compte parmi les plus branchées sur la planète, et notre Dossier documentaire annuel nous le confirme tous les ans. Il n'en demeure pas moins que nous devrions nous inquiéter de certaines zones moins positives», a déclaré David Fowler, vice-président du marketing et des communications à l'ACEI.

«Au Canada, l'adoption de la large bande mobile est à la traîne derrière celle observée dans les autres pays de l'OCDE, et notre recherche révèle une certaine anxiété généralisée à l'égard des questions de cybersécurité. Alors que de nouvelles technologies sont déployées, par exemple Internet des objets, nous devons faire en sorte que la sécurité soit au premier rang de notre planification», a ajouté M. Fowler.

Les appareils connectés à Internet envahissent certaines demeures canadiennes, selon l’ACEI, qui mentionne que 9 % des internautes ont affirmé disposer à la maison d’au moins dix appareils connectés à Internet.

En revanche, une proportion semblable d’internautes, 11 %, n’utilise qu’un seul appareil branché à Internet.

L’ACEI croit que l'adoption de la mobilité gagne du terrain et en veut pour preuve une étude démontrant que 21 % des internautes canadiens accèdent le plus souvent à Internet au moyen d'un téléphone intelligent ou mobile.

«Quand il s'agit d'accéder aux médias sociaux, aux jeux et à la messagerie instantanée, les internautes canadiens sont plus enclins à se tourner vers des appareils mobiles que vers leurs ordinateurs personnels».

On précise que, pour aller en ligne, les personnes de 55 ans et plus sont de loin les plus portées à utiliser leur tablette électronique.

Le dossier soutient que les technologies numériques transforment la façon dont la population consomme les divertissements et l'information, mais que le câble traditionnel répond aux besoins d’une clientèle.

Cela risque de changer avec les nouvelles générations.

«Chez les Canadiennes et les Canadiens, 38 % sont abonnés à Netflix et parmi ceux-ci, 16 % utilisent un RPV afin d'accéder à du contenu issu de sources internationales», souligne-t-on. Un RVP est un réseau privé virtuel.