/finance
Navigation

Plus de 800 transactions de résidences de luxe au Québec

Bloc maison
Illustration Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA – En 2016, entre janvier et novembre, 819 résidences unifamiliales ou copropriétés ont été vendues au Québec à un prix de 1 million $ ou plus.

Cela représente une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente, indique une étude de JLR.ca, entreprise spécialisée dans les solutions foncières.

Parmi ces transactions, on note 658 résidences unifamiliales et 161 copropriétés.

Selon les actes de ventes publiés au Registre foncier, le prix d’acquisition le plus élevé pour une résidence unifamiliale a été de 13 155 000 $, il s’agissait d’une vaste propriété avec dépendances à Magog, en Estrie.

La deuxième propriété unifamiliale vendue la plus chère cette année au Québec est le manoir de Céline Dion sur l’île Gagnon à Laval qui a trouvé preneur à 10 000 000 $.

La grande majorité des demeures luxueuses sont situées à Montréal, notamment à Ville-Marie, Westmount, Mont-Royal et Outremont.

«À l’extérieur de ces zones, souligne JLR.ca, une proportion importante des résidences prestigieuses sont situées au bord de l’eau.»

Sur les 819 habitations luxueuses vendues à plus de 1 million $, 210 étaient à l’extérieur de l’agglomération de Montréal.

Les ventes de propriétés ultra-luxueuses, soit celles de plus de 3 millions $, ont diminué au Québec durant les onze premiers mois de 2016 par rapport à la même période l’an dernier, passant de 33 à 27.

Westmount a connu 12 ventes de plus de 3 millions $ et Ville-Marie en a compté 9, dans ce qui constitue les deux principaux marchés de résidences de luxe au Québec.

«Encore cette année, les copropriétés du Ritz-Carleton comptent pour plusieurs des transactions de plus de 3 millions $. En fait, les quatre condominiums les plus chers vendus en 2016 sont situés dans l’immeuble du Ritz-Carleton. L’unité la plus chère a été acquise au coût de 11 152 575 $ incluant les taxes», mentionne l’étude foncière.

Pour la ville de Québec, 21 transactions de plus de 1 million $ ont été enregistrées, relativement à 12 copropriétés et 9 résidences unifamiliales.

À Laval, il y a eu également 21 transactions d’au moins 1 million $, dans ce cas, les ventes d’unifamiliales (16) ont été plus nombreuses.

L’étude conclut que le marché du luxe a poursuivi sa croissance en 2016.

«Il faut dire que la hausse perpétuelle des prix fait augmenter le nombre de propriétés entrant dans le club sélect des résidences de plus de 1 million $. Dans ce marché, on retrouve davantage d’acheteurs internationaux. Or, ceux-ci sont susceptibles d’être influencés par la vigueur de la monnaie canadienne puisque le coût d’un dollar canadien a un impact majeur sur le prix de la résidence pour ces acheteurs. En ce sens, la baisse du dollar canadien par rapport au dollar américain peut avoir contribué à l’augmentation des acquisitions», avance JLR.ca.