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Les restaurateurs de Québec sont en faveur des quotas

78 % s’opposent à l’abolition du contingentement

Yanick Parent, qui est propriétaire de trois restos à Québec, croit lui aussi qu’il faut limiter le nombre de restaurants dans certains secteurs.
Photo Didier Debusschère Yanick Parent, qui est propriétaire de trois restos à Québec, croit lui aussi qu’il faut limiter le nombre de restaurants dans certains secteurs.

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Promis par le maire Labeaume en 2017, le débat sur le contingentement s’annonce musclé. Près de 80 % des restaurateurs situés dans des secteurs réglementés veulent conserver les quotas actuels qui limitent le nombre de permis.

L’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) a sondé ses membres, dans la dernière année, sur cet enjeu qui fera l’objet d’un débat de fond en 2017, comme l’a annoncé le maire de Québec. Une forte majorité des 55 répondants concernés (78 %) s’oppose fermement à l’abolition du contingentement alors que 11 % se disent «peu favorables».

Seulement 11 % des restaurateurs qui ont pignon sur rue dans les secteurs contingentés ont démontré leur ouverture à l’abolition des quotas.

Le principe du contingentement, instauré à la fin des années 80, régule le nombre de permis de restauration alloués dans les secteurs suivants : Cartier, Saint-Jean, Saint-Louis, Vieux-Port, Petit-Champlain et Saint-Paul. Au total, on compte 126 permis dans ces zones. Lorsque le nombre maximum de permis a été atteint dans un secteur, aucun autre restaurant ne peut ouvrir.

Les restaurateurs vont se battre

Le porte-parole de l’ARQ, François Meunier, soupçonne Régis Labeaume de vouloir mettre fin au contingentement. Le maire a affirmé, mercredi, que son lit n’est pas encore fait sur cette question, mais ses précédentes déclarations ont cristallisé les craintes de l’ARQ. «Il est clair qu’on va œuvrer à essayer de convaincre la municipalité de ne pas aller dans cette direction-là», a confié M. Meunier en entrevue.

L’ARQ se défend de vouloir protéger uniquement le gagne-pain des restaurateurs. Elle prône un équilibre et une mixité de commerces sur ces artères.

Une « catastrophe » anticipée

Le propriétaire du Bello Ristorante, du Savini et de La Bûche, Yanick Parent, prédit une «catastrophe» pour de nombreux restaurateurs si la Ville met fin à la limite du nombre de permis.

«Ça va être trop facile d’ouvrir un restaurant. Il y a déjà un problème parce qu’il y en a trop. Je ne pense pas que ça soit une bonne idée. Je suis contre ça même si je pourrais en profiter pour ouvrir un quatrième restaurant dans le local de mon choix.»