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Universités: «Le gouvernement pris les culottes à terre», dit la CAQ

Le député caquiste, Jean-François Roberge
Photo Simon Clark Le député caquiste, Jean-François Roberge

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La Coalition Avenir Québec presse le gouvernement Couillard de trouver les moyens pour mieux répartir l'argent entre les universités québécoises.

«En août 2015, toutes les administrations universitaires nous ont dit qu'il y avait un problème avec la formule de financement (...) Le gouvernement se retrouve les culottes à terre, il n'a plus l'expertise pour faire le travail», a soutenu le député Jean-François Roberge, en entrevue avec notre bureau parlementaire.

M. Roberge réagissait, vendredi, à la primeur du Journal révélant que le ministère de l'Enseignement supérieur (MES) était paralysé dans ses travaux visant à réformer la méthode de calcul de financement des universités. La ministre Hélène David avait pourtant affirmé, à l'occasion de l'étude des crédits de son ministère, au printemps, que ses fonctionnaires s'activaient à la réforme.

Des sources ont confirmé au Journal que le MES ne dispose pas de l'expertise pour refaire les calculs de financement et qu'il recrute des experts dans le réseau universitaire. «Ça me fait penser au ministère des Transports quand il a perdu son expertise. Les entreprises d'ingénieurs ont fait ce qu'elles voulaient», observe Jean-François Roberge.

«Le ministère de l'Enseignement supérieur n'a personne qui comprend la formule, ça n'a pas de bon sens. Les recteurs me disent la même chose, ils sont forcés de remplir un paquet de formulaires pour faire de la reddition de comptes au MES et les fonctionnaires qui reçoivent ces formulaires ne les comprennent pas», déplore M. Roberge.

Le député de Chambly demande à la ministre David de redresser la situation. «Il n'y a pas de gouvernance. Il faut que le gouvernement ait les mains sur le volant. Il a vendu le volant. Les universités sont financées à 70% par des fonds publics. On ne peut pas accepter un gouvernement qui se complaît dans son impuissance.»

Le problème d'iniquité dans le financement des universités est réel, ajoute Jean-François Roberge. «On me l'a dit, je pense que c'est mathématique. Plusieurs universités disent qu'il y a un problème. Maintenant qu'on a des surplus budgétaire, il va falloir que la ministre s'entoure de gens compétents, elle doit régler le problème.» La ministre n'a émis aucun commentaire.