/news/green
Navigation

Dépassement des normes de mercure à l’incinérateur: «Arrêtez de jeter vos batteries», demande Labeaume

Labeaume
Photo Simon Clark Le maire de Québec Régis Labeaume

Coup d'oeil sur cet article

Le maire de Québec demande aux citoyens de ne plus jeter à la poubelle leurs batteries et ampoules qui contiennent du mercure afin d’éviter les émissions polluantes hors-norme à l’incinérateur.

Selon Régis Labeaume, les deux récents épisodes de dépassements de la norme pour le mercure dans l’air (en juin et en septembre) auraient pu être évités si les citoyens suivaient les consignes de la Ville lors de la collecte des ordures.

«Les épisodes relatés, on les connaît. De temps à autre, il faut arrêter l’incinérateur pour des raisons techniques. Quand on redémarre, à un moment donné, ça sort tout d’un coup parce que ça s’est accumulé. Je vais dire aux citoyens ceci : s’il y a des émissions de mercure lorsqu’on redémarre, c’est parce que vous jetez dans vos poubelles des piles puis des lumières (fluocompactes)», a plaidé le maire lors d’un point de presse lundi après-midi.

«On va vous le répéter. Il ne faut jamais jeter des batteries puis des lumières. Arrêtez de jeter vos batteries», a-t-il insisté. «Là, on travaille sur un système où on va toujours brûler, on n’arrêtera jamais. Alors quand on a besoin de redémarrer, ces matières-là ne s’envolent pas», a-t-il ajouté.

Inquiétude des citoyens

Pour le conseil de quartier Maizerets, les résultats des plus récentes campagnes d’échantillonnage sèment l’inquiétude pour celles et ceux qui vivent à l’ombre du panache de l’incinérateur.

Dans un communiqué publié dimanche soir, le conseil de quartier s’est dit préoccupé par les dépassements constatés en juin et en septembre, même si la situation est revenue à la normale en octobre. Des émissions de 59 et 32 microgrammes de mercure par mètre cube avaient été observés en septembre alors que la norme acceptable est de 24 microgrammes.

«Si la concentration de mercure était en excès pour juin et pour septembre, qu'en était-il de la concentration de mercure pendant la période de juin à septembre? De plus, c'est également la confiance en cet équipement, qui date de 1974 et que la Ville de Québec modernise à grands frais, qui est mise à rude épreuve lorsque surviennent de tels dépassements potentiellement nocifs pour la santé, que ce soit pour le mercure ou pour les dioxines et furanes», peut-on lire dans le communiqué.