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SRB: Labeaume ne veut rien savoir d'un référendum et il est prêt à lancer le projet sans Lévis

SRB: Labeaume ne veut rien savoir d'un référendum et il est prêt à lancer le projet sans Lévis
Photo d'archives Didier Debusschère

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Le premier ministre Couillard a confirmé au maire de Québec qu’il ne veut pas refiler une partie de la facture du futur SRB aux villes. Rassuré, Régis Labeaume veut lancer les travaux au plus tôt, sans référendum, et n’a pas l’intention d’attendre après Lévis.

Régis Labeaume s’est rendu au bureau du premier ministre Philippe Couillard en matinée afin de discuter de transports et du projet de Service rapide par bus (SRB), a-t-il dévoilé à la presse, en marge d’une réunion du conseil d’agglomération à l’hôtel de ville de Québec.

«Il m’autorise à vous dire qu’il est absolument intéressé à ce que le SRB se paye 100% par le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec. On s’est laissés là-dessus tantôt, on va se revoir après les fêtes mais son intérêt est totalement là», a annoncé le maire de Québec.

«Il ne peut pas parler au nom du fédéral, c’est bien certain, mais il adore l’idée», a-t-il renchéri, évoquant un partage de la facture 50-50 entre les deux paliers de gouvernement.

Récemment, le maire de Lévis Gilles Lehouillier avait publiquement manifesté son inquiétude quant à la possibilité d’assumer une partie de la facture. Il s’est même dit prêt à abandonner le projet sur la rive-sud dans un scénario où les villes seraient contraintes de contribuer financièrement à hauteur de 25%.

Un SRB uniquement sur la rive-nord ?

Visiblement agacé que le maire Lehouillier envisage la tenue d’un référendum sur le SRB, Régis Labeaume a également fait des déclarations étonnantes illustrant le clivage entre les deux maires dans ce dossier. Il ne veut pas attendre après Lévis et a ventilé les coûts du projet de 1,1 milliard $ pour les deux villes, quitte à larguer la rive-sud.

«Moi, j’ai établi mon prix pour Québec parce que sur la rive-sud, je ne sais pas ce qui va se passer. Moi, je suis prêt à partir maintenant. Il n’y a pas de référendum à Québec, on part. Moi, c’est maintenant. Je n’attendrai pas après personne, c’est certain. Si je suis capable de signer tout ça vite, je signe».

Pressé de questions sur sa relation avec le maire de Lévis, M. Labeaume s’est gardé de dévoiler le contenu d’une conservation privée entre les deux hommes. Dans les dernières semaines, le maire Lehouillier a fait plusieurs déclarations qui étaient en porte-à-faux avec la position de M. Labeaume.

«Je respecte ça, il fait ce qu’il veut mais moi, je pars. Ça a l’air qu’il va en référendum, je ne peux pas vous en dire plus, je ne le sais pas ce qui se passe sur la rive-sud. Je lui ai parlé. Je ne vous dirai pas ce qu’on s’est dit mais moi, je l’ai appris dans les journaux».