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SRB: pas question de larguer Lévis, martèle Lehouillier

Le maire de Lévis répond au maire de Québec

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

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Surpris des déclarations de Régis Labeaume sur le Service rapide par bus (SRB), le maire de Lévis se demande «où est le problème» et n’a pas l’intention de laisser la Ville de Québec faire cavalier seul avec ce projet auquel il tient mordicus.

«Pensez-vous qu’à Lévis, on va rester sur la voie d’évitement si le gouvernement paie 100% du projet? C’était le nœud, c’est l’élément majeur. Si le gouvernement nous confirme 100%, quel est le problème?», a réagi Gilles Lehouillier en fin d’après-midi à l’hôtel de Ville de Lévis, se réjouissant de la volonté exprimée par le premier ministre Philippe Couillard aujourd’hui.

En matinée, Régis Labeaume s’était montré irrité par la possibilité d’un référendum auprès de la population lévisienne. Il a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’en faire autant ni d’attendre après qui que soit, quitte à démarrer le projet uniquement sur la rive-nord. Il a même scindé les coûts du projet entre les deux villes et a soumis au premier ministre Couillard son estimation des coûts pour le SRB à Québec. 

«Actuellement, au comité directeur, on n’a aucun coût qui a été déposé alors je ne vois pas comment on peut faire un split actuellement», s’est interrogé à voix haute M. Lehouillier. «Moi, ce que je dis à mon collègue Régis : continuons à travailler. Pourquoi on s’arrête? De toute façon, on sait très bien que les travaux, minimalement, ça ne pourra pas partir avant la fin 2019», a-t-il exposé.

Autrement dit, il reproche à son homologue de Québec de mettre la charrue devant les bœufs. «Remettons les pendules à l’heure : moi, je ne veux pas entrer en conflit avec Régis. Je fais juste vous faire rapport qu’au niveau du comité directeur, actuellement, on n’a aucun coût déposé. Au niveau des tracés il n’y a rien d’officialisé, il n’y a rien d’approuvé donc nous, on en est encore à des étapes préliminaires.»

Un référendum à Lévis? Peut-être...

Quant à un éventuel référendum, M. Lehouillier a nuancé ses propos et s’est défendu d’en faire la promotion. «Ce n’est pas un outil qu’on doit nécessairement utiliser. Est-ce que j’ai dit que je voulais à tout prix un référendum? J’ai dit que je serais prêt à aller jusqu’à un référendum au besoin. Est-ce que c’est une option qu’on va utiliser? On n’en aura peut-être pas besoin, surtout si les gouvernements paient 100%.»

Même si les maires ne sont visiblement pas au diapason ces jours-ci, Gilles Lehouillier a nié tout problème de communication entre les deux hommes. «Absolument pas. Le problème est surtout relié au fait qu’il est maintenant temps qu’on se donne un plan de match et qu’on présente notre projet à la population, c’est ce que je pense.»