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Marcel Jobin a toujours le feu sacré

Marcel Jobin a toujours le feu sacré
PHOTO Courtoisie

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MONTRÉAL – Le marcheur Marcel Jobin, sélectionné quatre fois pour les Jeux olympiques, a célébré son 75e anniversaire, mardi. Plutôt que de profiter de la retraite et de se remémorer de multiples souvenirs, celui qui est connu sous le surnom du «fou en pyjama» a toujours la flamme et entend même s’attaquer à plusieurs records mondiaux.

Jobin s’entraîne en vue de différentes compétitions qui auront lieu au Canada et aux États-Unis et espère se qualifier dans la catégorie des maîtres pour le World Master Athletic Championship, qui se déroulera à Toronto en 2020.

«Je ne vais pas là juste pour participer, j’y vais pour gagner des médailles, a-t-il expliqué lors d’une entrevue téléphonique, mardi. Je veux montrer à la population que même si tu es vieux, quand tu as des objectifs, si tu veux les atteindre, tu as juste à travailler et tu peux réussir.»

Un fou?

Le sport amateur était tellement méconnu à l’époque où il a débuté sa carrière qu’il passait pour un fou lorsqu’il déambulait dans les rues.

«Quand j’ai commencé, je ne me préparais pas pour les Olympiques, on ne savait même pas c’était quoi! J’ai commencé en 1958 et le seul sport connu était le hockey. J’ai passé pour un fou pendant plusieurs années. Mon but était de faire connaître le sport amateur parce que les seules personnes qui y figuraient étaient des anglophones ou des gens qui en avaient les moyens.

«Aujourd’hui, je suis bien fier de l’évolution, surtout avec les Jeux olympiques de 1976 à Montréal. C’est là que les gens ont commencé à comprendre un peu ce que c’est l’activité physique.»

Jobin devient d’ailleurs fébrile lorsqu’il songe à cet accueil que la foule du Stade olympique lui avait réservé. Il avait conclu l’épreuve en 23e place.

«Quand je suis rentré dans le stade, j’avais la chair de poule, a-t-il noté. Je ne sais pas comment j’ai fait pour réussir à faire mon épreuve.»

«Quand ils ont nommé mon nom, j’avais envie de pleurer, je tremblais.»

Un travailleur acharné

L’athlète originaire de Saint-Boniface, en Mauricie, n’est pas seulement un véritable passionné, il est aussi un motivateur hors pair.

«Pour devenir champion, il faut que tu travailles, a-t-il plaidé. Avec le travail, tu peux toujours réussir tes performances. J’ai fini troisième en 1991 sur un 50 km au niveau mondial. Je travaillais 40 heures par semaine dans une usine et je m’entraînais.»

«C’est important l’activité physique. Si tu ne veux pas mourir, faut que tu grouilles!, a-t-il poursuivi. Je suis encore bien en forme pour un gars de mon âge. J’ai de petits bobos, j’ai mal dans le bas du dos. Ce n’est pas toujours facile, faut que je me botte le cul, mais la vie, c’est ça. Y a rien de facile dans la vie.»