/news/education
Navigation

Le Syndicat de l'UL lance une campagne publicitaire contre son employeur

Le Syndicat de l'UL lance une campagne publicitaire contre son employeur
PHOTO d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Le Syndicat des employés et employées de l’Université Laval (SÉUL) lance cette semaine une grande campagne publicitaire sur les réseaux sociaux ayant pour principal objectif de nuire au financement de son employeur, avec qui les négociations ne sont toujours pas réglées.

Un premier message circule depuis le début de la semaine sur Facebook. « Votre session d’hiver risque de tomber à l’eau », peut-on notamment y lire. S’adressant directement à la communauté universitaire, la publicité en question a déjà récolté plusieurs visionnements.

« Ce coup de départ est assez soft malgré tout, a indiqué le leader syndical du SÉUL, Eric-Jan Zubrzycki. Ce sera de plus en plus dur et direct avec le temps. On veut parler directement aux étudiants par leurs canaux de communication, au Canada, en Afrique, partout dans la francophonie. »

D’ici une ou deux semaines, le syndicat et ses membres devraient réinviter les futurs admis à s’inscrire dans un autre établissement du secteur, comme ils l’ont déjà fait avant la période des Fêtes.

Différends radicaux

Le blocage important concernant les régimes de retraite sévit toujours entre les deux parties. Le syndicat offre 12 millions de $, alors que l’Université Laval en demande 24. « Si on considère le fait que l’on donne déjà l’équivalent de 6 millions de $ par année, on a vraiment l’impression de devoir encore passer à la caisse », a expliqué le conseiller syndical.

Ce dernier affirme demeurer conscient que les étudiants sont impliqués malgré eux dans ces négociations. Il leur demande toutefois de considérer les faits. « C’est totalement inutile et c’est de la gourmandise de la part de l’université, s’est-il indigné. C’est triste, mais les étudiants se retrouvent en otage dans un conflit qui n’est pas le leur. »

Mouvements à venir

Le 11 janvier prochain, le SÉUL rencontrera un porte-parole de l’administration patronale de l’Université Laval afin d’établir les besoins de part et d’autre.

Six jours plus tard, le 17 janvier, une séance de consultation est au programme toute la journée. Les deux équipes seront encore une fois présentes, mais elles seront cette fois-ci accompagnées d’un médiateur gouvernemental qui cherchera à trouver le meilleur compromis possible.

L’Université Laval affirme pour sa part ne pas vouloir commenter les négociations en cours avec ses employés depuis le début de ce conflit.