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Des critiques de la politique de déneigement à Québec

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Des commerçants de Montcalm et de Saint-Roch dénoncent des lacunes dans le déneigement de leurs artères commerciales, ce qui nuit selon eux à leur achalandage et leurs ventes.

Pendant le temps des Fêtes, le directeur de la Société de développement commercial (SDC) du quartier Montcalm, Jean-Pierre Bédard, a formulé deux plaintes à l’administration Labeaume au sujet du déneigement. Aucune modification n’aurait toutefois été apportée jusqu’ici selon lui.

«J’ai été obligé d’en faire une encore hier. Ce n’est pas mieux et ça n’a pas changé, a-t-il martelé. Je persiste à dire que normalement, les artères commerciales devraient être priorisées. Sur Cartier, ça rétrécit la circulation. Les gens se stationnent à côté des bancs de neige, ce qui fait que la voie devient unique.»

Politique à revoir

La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, s’est entretenue avec quelques commerçants et elle estime que la politique de déneigement de la ville doit être revue.

«Jeudi, le remblai de neige rendait le stationnement impossible sur la rue Cartier, et ça, c’est inacceptable, a-t-elle assuré. Il n’y a plus de place à l’erreur maintenant avec toutes les réformes. Il y a une obligation de résultat, parce que quelque chose cloche actuellement.»

Dans le quartier Saint-Roch, plusieurs commerçants sont également insatisfaits des délais de déneigement, selon la directrice générale de la SDC du secteur, Alexandrine Cardin-Dubé.

«C’est un casse-tête routier, a-t-elle indiqué. Les camions de livraison ne peuvent parfois même pas accéder aux commerces, et les stationnements sont souvent inaccessibles.»

En colère

Propriétaire du Parchemin du Roy sur la rue Cartier, Michel Chesseboeuf estime que des changements sont nécessaires pour assurer la vitalité économique du secteur.

«C’est primordial, puisque si on veut payer nos taxes, il faut que l’argent rentre dans le compte, a-t-il expliqué. Déjà que l’on se bat beaucoup pour arriver, si en plus on a des bâtons dans les roues et moins de clients, ça ne va pas.»

Rencontré un peu plus tard, le gérant d’un Coin du Monde, Jacques Dionne, abonde dans le même sens et parle d’un affaiblissement de la qualité du déneigement depuis quelques années.

«C’est comme si le service s’était dégradé. Ce n’est juste pas normal, a-t-il expliqué. Je n’ai pas la solution, mais je sais qu’il y a un problème réel.»

La Ville de Québec affirme pour sa part que sa politique de déneigement impose de fonctionner selon un rythme précis, variant selon les accumulations.

Vives réactions

« Ça fait deux hivers au moins que ça ne marche pas. Cette année, c’était censé marcher avec les nouveaux programmes et on a encore des ratés. Normalement, les artères commerciales sont supposées être priorisées, mais en fait, non. »

– Jacques Dionne, gérant d’Un Coin du Monde

« La Ville répond que le déneigement est fait conformément à la politique. Ça veut peut-être dire que ça prendrait un amendement comme tel à cette politique. »

– Jean-Pierre Bédard, directeur de la Société de développement commercial (SDC) du quartier Montcalm

« Il y a des rues résidentielles bien dégagées pendant que Crémazie, jeudi par exemple, c’était la galère. La faute ne revient pas à la Ville, c’est davantage une organisation à revoir. »

– Michel Chesseboeuf, propriétaire du Parchemin du Roy

« Tout le monde est plus avisé maintenant, et il faut que ça roule. La mission d’une ville est d’offrir plusieurs services de base de qualité. »

– Anne Guérette, chef de Démocratie Québec