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Fusillade de Fort Lauderdale: des Québécois échappent de peu à la tragédie

Shooting At Fort Lauderdale Airport
AFP

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Des gens de Québec et du Saguenay ont vécu de l’intérieur l’attaque à l’aéroport de Fort Lauderdale vendredi et témoignent de la panique qui régnait sur place durant la fusillade, mais aussi dans les heures suivant la tragédie.

Rosalie Martin attendait le vol qui la ramènerait vers Québec lorsque des coups de feu sont venus troubler le relatif calme qui régnait dans le terminal 2 de l’aéroport de Fort Lauderdale.

«Tout le monde a couru vers la porte du terminal qui mène dehors. On entendait tirer et quelqu’un a crié ‘’Get down!’’, donc tout le monde s’est lancé par terre. Les gens criaient, pleuraient, c’était la panique», raconte la jeune femme de 18 ans, originaire de Québec.

Celle qui devait rentrer plus tôt que ses proches des vacances familiales était au téléphone avec sa sœur quand le tireur a fait feu.

«Au début elle ne me croyait pas, mais après c’était les cris, les pleurs et les sirènes autour de moi. Ils ont essayé de venir à l’aéroport, mais tout est bloqué», explique Rosalie, qui était toujours coincée dans l’aéroport, lorsque jointe par le Journal près de cinq heures après le début de la fusillade. «On a encore les mains tremblantes, tout le monde est sous le choc».

Jouer de chance

Un autre québécois, William Tremblay, a quant à lui éviter de justesse la fusillade. Le Saguenéen d’origine devait accueillir des amis à l’aéroport en provenance de New York.

«À cause de retard sur leur vol, ils sont arrivés à 12h15. Pour éviter le trafic aux arrivées, je les ai rejoints en haut, aux départs», explique le jeune homme, ajoutant que la fusillade a débuté dans les minutes après qu’ils aient quitté les lieux.

«Si mes amis avaient dû récupérer des grosses valises en bas, on aurait été pris là-dedans. On était limite», admet-il, sous le choc juste à y penser.

Possible n’importe où

Résident dans un condo à proximité de l’aéroport, William Tremblay affirme n’avoir jamais cru que ce genre d’événement pourrait se produire à Fort Lauderdale, destination de choix de nombreux Québécois en quête de soleil et de tranquillité.

«On prend souvent l’avion et la famille nous disait de faire attention. Mais pourquoi ça arriverait ici? C’est toujours ce qu’on se dit. Ça peut arriver à New York, Los Angeles, Chicago, mais à Fort Lauderdale? Maintenant c’est sur qu’on va y penser», souligne le jeune homme.

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