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10 faits saillants de la première ronde

Wild Card Round - Miami Dolphins v Pittsburgh Steelers
AFP

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Le premier tout des séries de la NFL est derrière nous et ce n'est pas une mauvaise chose! Rarement aura-t-on vu des matchs de séries aussi peu excitants. Tout de même, revenons sur 10 faits saillants qui ont marqué ce premier weekend éliminatoire.

1. Peu de suspense

Plusieurs se posaient la question après les matchs du week-end, qui ne nous auront jamais laissé sur le bout de nos sièges... A-t-on déjà vu une première ronde de séries aussi peu spectaculaire? Les quatre matchs présentés ont été soldés par des écarts moyens de 19 points. Selon NFL Research, il n'y a pas eu pareil écart au premier tour depuis les séries de... 1981! Bref, avant de crier qu'il faut revoir la formule et tout réinventer, il y a une marge. Ça faisait un bail qu'un si triste spectacle avait été présenté. On prend donc notre mal en patience et on se prépare pour une deuxième ronde qui mettra en vedette les huit champions de division dans des duels qui s'annonçent plus enivrants!

2. Les Packers poursuivent leur séquence

Dans ma chronique de lundi, j'ai amplement souligné les exploits d'Aaron Rodgers dans le retentissant triomphe face aux Giants. Mais finalement, un facteur qui aurait pu être dévastateur pour les Packers a été la décision de Mike McCarthy de tenter de convertir un quatrième essai et moins d'une verge à faire, à sa propre ligne de 42. Cette décision a lamentablement échoué, d'autant plus qu'on a décidé d'envoyer le receveur converti en porteur, Ty Montgomery, au beau milieu de ka ligne de mêlée. C'est beau la confiance et l'agressivité, mais cette erreur aurait pu coûter cher aux Packers et McCarthy se ferait aujourd'hui crucifier sur la place publique! Les Giants ont inscrit un touché dès le jeu suivant, mais leur défensive a ensuite été incapable de freiner la magie de Rodgers et ses receveurs. L'erreur de jugement de McCarthy a donc été rachetée et à sa défense, il faut dire que le plan de match offensif, outre cette bourde, aura été d'une rare efficacité contre une défensive que plusieurs redoutaient pourtant.

3. Le party de Beckham et sa bande...

La décision d'un groupe de receveurs des Giants, incluant Odell Beckham, d'aller faire le party à Miami en début de semaine dernière a soulevé les passions. D'une part, certains affirment que les joueurs profitaient d'une journée de congé et qu'ils doivent encore être libres de faire ce qu'ils veulent, tant que leurs choix n'entravent pas leur préparation pour le match crucial à venir. D'autres croient qu'à pareil moment de l'année, toute potentielle distraction, autant pour eux que pour les coéquipiers qui ont dû répondre à des tonnes de questions, doivent être évitées. Au final, Odell Beckham Jr a connu son deuxième pire match en carrière avec une récolte abyssale de 28 verges, mais surtout, quelques passes ne lui ont pas collé aux mains comme elles le font normalement. Évidemment, il serait presque enfantin de tracer un lien direct de cause à effet entre la belle vie du début de semaine à Miami et la piètre performance quelques jours plus tard. Pour ma part, je ne crois pas que cette escapade a eu la moindre influence, mais cela étant dit, elle a amené un lot additionnel de pression sur les troupes. En attirant les projecteurs vers eux et en se la jouant glamour avec Justin Bieber, Beckham s'attirait inévitablement sa part de critiques dans un moment très inopportun. Chacun dispose comme il le veut de ses temps libres, mais où était l'urgence?

4. Big Ben blessé

Forts d'une insurmontable avance au quatrième quart, les Steelers ont gardé tous leurs partants sur le terrain. Et bien sûr, Ben Roethlisberger s'est blessé à la cheville en se faisant plaquer sur la dernière série des siens à l'attaque. Quand est-ce que les entraîneurs vont-ils apprendre? Combien de fois faudra-t-il que pareille situation survienne pour qu'ils réalisent l'ampleur des dégâts potentiels? Après le match, Roethlisberger a été aperçu dans le vestiaire, marchant à l'aide d'une botte protectrice. Il a assuré qu'il sera du match dimanche prochain à Kansas City et on le croit sur parole. Mais dans quel état? Et à quel point sa mobilité dans la pochette, un élément important de son jeu, sera affectée? Le risque était beaucoup trop important pour les minimes bénéfices potentiels. Très décevant de la part de Mike Tomlin et de son personnel d'entraîneurs.

5. Le retour de Cobb

Voilà un bon moment qu'on ne parlait plus de Randall Cobb! Ennuyé par les blessures une bonne partie de la saison, il a fini par se faire oublier, mais a répondu dimanche avec trois touchés, sur cinq réceptions et 116 verges. Il n'avait pas été en uniforme lors des deux derniers matchs et n'avait pas capté plus de trois passes à ses trois départs précédents. Cette saison, il n'avait franchi qu'une seule fois la barre des 100 verges en un match. Ses quatre touchés cette saison constituaient son deuxième plus bas total en carrière. On appelle ça un retour en forme au bon moment! À la fin du match, sur les ondes de FOX, Aaron Rodgers a souligné avec raison que les Packers sont «bien meilleurs avec le 18 sur le terrain». Et ils auront besoin encore du «18» à Dallas si Jordy Nelson doit rater le match après avoir été blessé aux côtes.

6. Les «MVP» des Seahawks

On a fait tout un cas de la performance monstre de Thomas Rawls, avec raison. Ses 161 verges au sol ont éclipsé le record d'équipe détenu par nul autre que Marshawn Lynch. Mais dans l'ombre, il serait scandaleux de ne pas souligner le jeu inspirant de la ligne offensive des Seahawks, blâmée plus souvent qu'autrement tout au cours de la saison. Sur plusieurs courses, les allées étaient béantes pour Rawls. Les Seahawks n'avaient franchi la barre des 150 verges au sol que deux fois cette saison et avaient été limités à moins de 100 verges à six reprises. Russell Wilson a peu couru cette saison, ce qui explique en partie la baisse de régime du jeu au sol des Seahawks, mais la ligne offensive a aussi été vivement critiquée. Les gros bonhommes des Seahawks ont connu un inattendu regain de vie. Wilson a été victime de trois sacs du quart, mais n'a pas couru pour sa vie comme ce fut trop souvent le cas par le passé. Passant du poste de garde à celui de centre durant la saison morte, Justin Britt, connaît particulièrement de bons moments.

7. La fin des Raiders

Encore une fois, je l'ai expliqué dans ma chronique de dimanche, mais les Raiders ont déçu face aux Texans. L'absence de Derek Carr était une excuse de taille, mais plusieurs plaqués ont été mous en défensive et le jeu des receveurs n'a pas été convaincant. Il semblait évident que dans le but de ne pas en imposer trop à Connor cook à son premier départ, les Raiders ont opté pour un plan de match très conservateur avec de courtes passes. Tôt ou tard, il aurait peut-être fallu ouvrir le jeu ou encore procéder à un changement pour Matt McGloin si la confiance envers Cook n'y était pas. Probablement que McGloin n'était pas assez en santé pour sauter dans la mêlée et que seule une mesure d'urgence dictait son implication. Les trous sur la ligne offensive (Donald Penn et Rodney Hudson) ont aussi fait très mal au jeu au sol et les Raiders sont vite devenus unidimensionnels. À l'an prochain! Ils seront, selon toute vraisemblance, encore des séries, avec leur vrai quart-arrière pour causer des dommages, cette fois.

8. Pauvres Lions!

Donc, les Lions n'ont toujours pas gagné un match de séries depuis la saison 1991. Et pire encore, ils n'ont pas gagné en séries sur la route depuis 1957! La malchance et la futilité semblent coller à la peau de cette franchise. Bien sûr, Matthew Stafford ne semblait plus le même depuis sa blessure au doigt, mais l'équipe a joué de manière indisciplinée et a très mal géré les situations corsées de quatrième essai.

9. Tout ou rien pour les Giants

Une statistique m'a frappée après la défaite des Giants et révèle à quel point c'est tout ou rien pour les Giants en séries, depuis 2007. Justement, cette année-là, ils avaient remporté le Super Bowl, tout comme en 2011. Lors de ces deux saisons extraordinaires, ils avaient montré une fiche immaculée de 8-0 en séries. Or, lors des quatre autres passages en séries durant l'ère Eli Manning, les Giants ont perdu leurs quatre matchs.

10. Les prix citron

Dans mes chroniques, je vous identifiais mes étoiles du week-end. Dans ce blogue, pourquoi pas quelques prix citron? Mon premier va à Mike Tomlin pour la mauvaise gestion de la présence des partants en fin de match dans une victoire assurée, ce qui a résulté en une blessure pour Ben Roethlisberger. Mon deuxième va à Odell Beckham. D'accord, il faisait froid et quelques-uns des passes d'Eli Manning en sa direction n'étaient pas précises. Mais lorsque l'on est considéré comme un receveur étoile et qu'on agit de la sorte, il faut attraper les ballons dans les grands moments, même les moins commodes. Mon troisième prix citron? Allons-y avec Bobby Rainey, des Giants. Quelle gaffe que d'attraper le ballon tout près de sa zone des buts, en déséquilibre, sur le long des lignes de côté. Rainey n'a pu maîtriser son équilibre et est sorti en touche, poussant ainsi son attaque au pied du mur. Les Giants ont dû dégager après trois essais infructueux et les Packers ont ensuite marqué des points qui ont fait mal avec une avantageuse position sur le terrain. Chaque détail compte dans un match!