/sports/ski
Navigation

Coupe du monde de ski de fond: Québec arrive à la rescousse

En relève de la Russie, les plaines d’Abraham accueilleront les finales de la Coupe du monde du 17 au 19 mars

RELAIS SKI DE FONDS , COUPE DU MONDE, QUEBEC
Photo Didier Debusschère

Coup d'oeil sur cet article

Après la victoire du jour d’Alex Harvey, Québec a vu sa visibilité sur la planète du ski de fond se bonifier, dimanche, en annonçant que les finales de la Coupe du monde se dérouleront sur les plaines d’Abraham du 17 au 19 mars prochain.

La Corporation Événements d’hiver de Québec, Ski de fond Canada (SFC) et Gestev ont confirmé à la Fédération internationale de ski (FIS) pouvoir remplacer au pied levé Tyumen qui, le 23 décembre dernier, a renoncé à présenter ces finales dans la foulée du scandale de dopage qui éclabousse la Russie. Une rencontre de presse en milieu de semaine dévoilera les grandes lignes de cet événement au cœur de Québec.

«C’est à peu près ce dont on a besoin pour finir la saison en apothéose, c’est-à-dire d’avoir les meilleurs skieurs dans un environnement citadin qui va nous apporter des spectateurs comme ça a toujours été le cas à Québec. Ce sera un petit goût de spécial pour finir la saison», a exprimé au Journal le directeur des épreuves de ski de fond à la FIS, Pierre Mignerey, joint en Italie.

Bilodeau : les équipes emballées

Québec avait été identifiée comme la première option par la FIS, comme l’avait révélé Le Journal le 30 décembre dernier. La FIS avait accordé un délai aux organisateurs québécois et à SFC pour attacher le budget de cet événement établi à quelque 3 M$. Des ententes devaient notamment être conclues avec la Commission des champs de bataille nationaux, qui gère les plaines d’Abraham, et la Ville de Québec.

La ville de Trondheim, en Norvège, avait manifesté son intérêt à prendre la relève si Québec avait décliné l’offre de la FIS.

«Toutes les autres équipes ont adoré Québec et le Tour du Canada de l’an dernier. Loger dans le même hôtel et surtout aux côtés des pistes comme ce fut le cas à Québec, c’est rare qu’on vive ça en Coupe du monde. Tout le monde dit que c’est la plus belle place au monde pour skier», témoigne Yves Bilodeau, le chef-farteur de l’équipe canadienne originaire de Québec, happé au téléphone après l’épreuve de dimanche en Italie.

Capital de sympathie

Pour une deuxième année de suite, l’élite internationale du ski de fond défilera donc dans le centre-ville de Québec.

Cette fois, les globes de cristal y seront remis aux différents champions masculins et féminins du cumulatif de la saison, ce qui n’avait pas été le cas l’an dernier.

En mars 2016, les finales de la Coupe du monde avaient visité le Québec avec des arrêts à Gatineau, Montréal et Québec avant de se conclure avec quatre épreuves à Canmore.

L’appel d’urgence auquel a répondu Québec ne fera que renforcer les liens étroits développés avec la fédération inter­nationale, selon Pierre Mignerey.

«On a un capital de sympathie pour Québec depuis plus longtemps que l’an dernier, en fait depuis qu’on a fait les premiers sprints devant le Parlement (en décembre 2012). Il n’y avait pas là un besoin d’augmenter ce capital. On était déjà hyper convaincus et motivés pour revenir à Québec le plus rapidement possible», dit-il.

Trois épreuves

La FIS ne détaille pas les épreuves fémi­nines et masculines qui occuperont les plaines, sinon qu’il s’agira d’un sprint suivi de deux épreuves de distance.

«Le but est de recréer la magie de l’an dernier», évoque Alex Harvey, qui avait terminé deuxième du sprint individuel sur les plaines en mars 2016.

Gestev se réjouit

Malgré une tentative de notre part auprès du président de Gestev, Patrice Drouin, pour commenter l’attribution des finales de la Coupe du monde à Québec, celui-ci nous a renvoyés à sa seule déclaration dans le communiqué émis dimanche: «C’est grâce au travail d’équipe et à l’implication de nombreux partenaires que nous pouvons annoncer cette bonne nouvelle pour la population de Québec et les athlètes canadiens. (...) Les liens entre la FIS, la Ville de Québec, la Commission des champs de bataille et plusieurs partenaires privés et publics se resserrent, ce qui est de bon augure pour l’événement du mois de mars et pour le futur.»