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Victime d’un crime passionnel?

La jeune femme avait mis fin à sa relation avec son ami de cœur parce qu’il était trop jaloux et possessif

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La femme de 24 ans retrouvée sans vie dans son appartement de Saint-Lin–Laurentides aurait été victime d’un crime passionnel. Les policiers s’intéressent à son ex-copain jaloux, à l’hôpital après une tentative de suicide.

Max Aubin et Mylène Laliberté ne se sont fréquentés que quelques mois l’été dernier, mais l’homme n’acceptait toujours pas leur rupture, selon des amis.

«Elle était tannée, il lui envoyait des textos tout le temps et lui téléphonait à répétition», confie Gabrielle Lafortune, une amie de la victime qui se trouvait avec elle quelques heures avant le drame.

Jalousie

La jeune femme, qui travaillait dans un dépanneur du coin, était aussi représentante à domicile pour des jouets érotiques depuis quelques mois. Une situation qui

fâchait au plus haut point son ancien ami de cœur. Elle l’avait quitté parce qu’il était jaloux, disent ses proches.

«Ça le faisait capoter, même s’ils n’étaient plus ensemble, mentionne Karolyne Daviau, une autre amie de la victime. Il lui disait que pour présenter des produits, elle devrait les tester et, comme ils n’étaient plus ensemble, il se demandait avec qui elle ferait ça.»

Le corps de la jeune femme a été retrouvé vendredi soir dans son appartement, au sous-sol d’un immeuble de la place Mario, dans un quartier résidentiel.

C’est la colocataire de Mme Laliberté qui a fait la macabre découverte vers 21 h 30. La police n’a pas dit comment elle est décédée.

« Il la surveillait »

Hier, les policiers n’avaient toujours pas pu rencontrer l’ancien amoureux de la victime, qui a été admis à l’hôpital après s’être infligé des blessures.

«Tout porte à croire qu’il s’agit d’un homicide et cette personne est présentement considérée comme un témoin important, mais il n’est pas impossible que son statut change au cours de l’interrogatoire», souligne Audrey-Anne Bilodeau.

Depuis leur séparation, l’homme dans la vingtaine était très envahissant. Il lui arrivait même de suivre son ancienne amoureuse.

«Il la surveillait. Il tournait autour de chez elle, regardait le nombre d’autos dans le stationnement. S’il savait qu’elle allait voir quelqu’un, il allait vérifier si elle était vraiment chez la personne», dit Mme Daviau.

Quelques heures avant la tragédie, Mme Laliberté avait pour la première fois évoqué la possibilité de porter plainte à la police.

«Elle avait un trop grand cœur et, même si elle était tannée, je crois qu’elle n’a jamais craint pour sa vie», soutient Mme Lafortune.

Elle était le « rayon de soleil » de ses proches

Mylène Laliberté était le «rayon de soleil» de la famille, racontent ses proches, bouleversés par le drame.

«C’était la joie de vivre, elle voyait toujours le bon, le positif de chacun», confie Michael Laliberté, le frère aîné de la victime.

La dernière fois que la famille s’est réunie, c’était le 1er janvier, pour célébrer le jour de l’An.

«Elle était très discrète sur sa vie personnelle, c’était le genre de personne qui voulait régler ses choses sans faire de chicane», explique M. Laliberté, qui savait qu’elle vivait des tensions avec son ex-ami de cœur Max Aubin.

Les proches de la jeune femme attendent avec impatience qu’il soit rencontré par les enquêteurs.

«Je l’ai vu peut-être deux ou trois fois, on ne pouvait pas se douter qu’il irait jusque-là», laisse tomber son frère.

Bénévole engagée

Mylène Laliberté était connue à Saint-Lin–Laurentides pour son implication dans le mouvement spirituel La Relève.

«Elle avait une écoute extraordinaire, souligne Isabelle Gauthier, responsable du mouvement. Elle avait une joie de vivre, même si ça n’allait pas bien dans sa vie. Elle ne le montrait pas beaucoup. Elle était toujours là pour ses amies.»

Ce mouvement de l’Église catholique accueille notamment les adolescents qui souhaitent partager ensemble leurs valeurs spirituelles.

«Elle y consacrait beaucoup d’heures. Elle adorait partager avec les autres», mentionne son frère.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs amis de Mylène Laliberté s’expliquaient mal qu’elle ait été victime d’un tel crime.

«C’est la personne la plus gentille qui puisse exister, jamais elle n’aurait pu se douter que quelqu’un était assez méchant pour lui faire une chose aussi horrible», a confié Julie Couturier Gariépy, une voisine de la victime.