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10 faits saillants de la deuxième ronde

Divisional Round - Green Bay Packers v Dallas Cowboys
AFP

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Place aux deux finales de conférence après un deuxième tour de séries chargé en émotions! Les quatre matchs du week-end ont de nouveau suscité plusieurs grands moments, débats ou interrogations. Sans plus tarder, voici mes 10 faits saillants.

  1. Quatre grands quarts-arrières

Les quatre équipes dans le carré d’as ont toutes un point en commun : des quarts-arrières très performants! D’un côté, Tom Brady et les Patriots se frotteront à Ben Roethlisberger et ses Steelers. Ces deux-là détiennent au total six bagues du Super Bowl et neuf présences au match ultime. Dans 13 des dernières finales de la conférence américaine, Brady et/ou Roethlisberger ont été en action. Pensez-y un instant! Comme le faisait remarquer sur mon fil Twitter le collègue Mario Morissette, vive la parité dont on nous fait l’éloge! De l’autre côté, dans la conférence nationale, il n’y a qu’une seule bague du Super Bowl entre Aaron Rodgers et Matt Ryan, mais Rodgers suivra assurément Brady et Roethlisberger au Temple de la renommée un de ces jours. Pour ce qui est de Ryan, son talent ne faut aucun doute depuis belle lurette, mais il vient de connaître sa saison la plus productive et il a joué un rôle clé pour éliminer les Seahawks. Du bonbon, que ces quatre quarts-arrières!

  1. Un peu d’amour pour les botteurs

Il y a souvent les quarts qui retiennent l’attention. Sinon, on parle des vedettes défensives qui les pourchassent, des demis défensifs qui les interceptent ou des receveurs et porteurs qui font de gros jeux. Les botteurs sont souvent relégués au rang de farce, surtout depuis qu’ils s’efforcent de semaine en semaine à rater des tonnes de bottés de transformation après touchés! Mais en toute franchise, les performances des botteurs au cours du deuxième tour des séries ont redoré leur blason. En tête de liste, Mason Crosby a réussi deux énormes placements de 56 et 51 verges dans les derniers moments de la victoire des Packers face aux Cowboys. Même dans la défaite, Dan Bailey a été parfait pour les Cowboys avec trois bottés réussis en autant de tentatives, dont un de 52 verges qui nivelait la marque en fin de match. Il en avait aussi réussi un de 50 verges en début de match. Chris Boswell, pour les Steelers, a quant à lui inscrit les 18 points de son équipe avec six placements, un record de séries. Il aurait raté une fois et son équipe tombait en vacances.

  1. Un duel inoubliable

Le duel épique entre Cowboys et Packers sera difficile à battre en terme de suspense. Les Cowboys ont dû revenir de l’arrière. N’eut été des miracles d’Aaron Rodgers, qui a converti un troisième essai et 20 verges à franchir en décochant une longue passe de 36 verges en mouvement (avec trois secondes au tableau), les Cowboys auraient eu leur chance en prolongation. À cet effet, difficile de ne pas se questionner sur le fait que durant leur dernière séquence offensive, les Cowboys ont opté pour le fait d’arrêter le cadran avec un «spike» afin de conserver leur dernier temps d’arrêt... qu’ils n’ont finalement jamais utilisé. Ils ont ainsi laissé 35 précieuses secondes au quart-arrière de l’heure dans la NFL, qui n’en demandait pas tant.

  1. Comme à la cour d’école!

Parlant du jeu de Rodgers en fin de match, qui a rejoint Jared Cook le long des lignes de côtés... Avez-vous déjà joué au football dans votre jeune âge dans la cour arrière ou à l’école? Vous savez, quand un quart-arrière en herbe dicte à ses receveurs, à la sauvette, quels tracés approximatifs ils doivent faire sur le jeu qui va suivre pour tenter d’amadouer les joueurs en défensive? Et bien sachez que c’est exactement de cette façon qu’a procédé Rodgers sur le jeu critique! «Soyez juste ouverts», a-t-il lancé à ses receveurs. Incroyable, quand même.

  1. Romo, vraiment ?

Pour en finir avec le match entre Packers et Cowboys, nous avons pu voir l’effet Twitter dans toute sa splendeur. En retard par 21-3 et plus tard par 28-13, les Cowboys semblaient à court de solutions. Il n’en fallait pas plus pour que plusieurs gérants d’estrade réclament Tony Romo en remplacement de Dak Prescott... qui a finalement connu un excellent match. Les Cowboys n’ont pas eu l’habitude de jouer en accusant un retard, cette saison. Selon NFL Research, sur leurs 1024 jeux offensifs durant l’année, seulement 19 ont été exécutés avec un retard de 11 points ou plus. C’est ridiculement minime! Dans un contexte où il avait peu d’expérience, Prescott n’a pas paniqué et a même fait le nécessaire pour ramener les siens dans le coup. Désolé, rien contre Romo, au contraire. Mais il n’aurait pas fait mieux. Et quel message aurait-on envoyé au jeune quart?

  1. Au revoir, Vince Wilfork?

Dans un relatif silence, le plaqueur des Texans et ancienne gloire des Patriots, Vince Wilfork, a confirmé qu’il s’agissait fort probablement de son dernier match. Il avait déjà fait connaître ses intentions et ce n’est rien d’une surprise, mais si on souligne souvent le départ de grands héros offensifs, on le fait trop rarement pour des joueurs dans l’ombre comme Wilfork. Son rôle n’a jamais été d’amasser des sacs du quart, donc dans son cas, les statistiques sont bien futiles. Il a toutefois joué un rôle clé dans deux des conquêtes du Super Bowl pour les Patriots, en plus de participer cinq fois au Pro Bowl. Wilfork a été formidable dans ses meilleures années pour bouffer l’espace au milieu du front afin de libérer ses coéquipiers. Il a été souvent un monstre contre le jeu au sol. S’il part, il doit le faire la tête bien haute.

  1. La fenêtre des Seahawks

Après la défaite des Seahawks, certains ont évoqué le fait que la fenêtre d’opportunités de l’équipe se refermait. Je ne suis pas de cet avis. D’une part, les Seahawks forment une équipe dans la fleur de l’âge et il y a peu de positions où les joueurs clés sont vieillissants et en chute de production. D’autre part, les membres importants du noyau dur de l’équipe, autant à l’attaque qu’en défensive, sont pour la plupart sous contrat à moyen ou long terme. Les performances des deux dernières saisons avec des fins en queue de poisson sont certes décevantes, mais cette équipe ne semble pas afficher des signes de déclin pour autant. La ligne offensive doit cependant devenir une plus grande priorité. L’organisation figure parmi celles qui investissent le moins sur cette facette du jeu et franchement, ça paraît!

  1. De l’huile sur le feu des Patriots

Au risque de déplaire à leurs nombreux partisans, je n’estime pas que les Patriots ont été impressionnants face aux Texans. Si Houston avait profité d’un autre quart-arrière que Brock Osweiler, qui sait ce qui serait arrivé aux Patriots? Toutefois, je suis convaincu qu’ils ont pleinement conscience de la situation et cette équipe, sous la férule de Bill Belichick, a le don de ne jamais être ordinaire deux matchs de suite. Comme si ça ne suffisait pas, voilà que deux vedettes de la ligue viennent d’ajouter un peu d’huile sur le feu. D’abord, le maraudeur étoile Earl Thomas, des Seahawks, a déclaré que les Patriots bénéficiaient de la route la plus facile qui soit vers le Super Bowl. Il a soulevé le fait que dans une division comme l’Ouest de la conférence nationale, les Patriots seraient dans le pétrin. De son côté, le receveur Antonio Brown, des Steelers, a mis en ligne une vidéo après la victoire des siens dans laquelle on entend l’entraîneur-chef Mike Tomlin décrire les Patriots comme des trous de ... Comme si les Patriots avaient besoin d’une petite motivation additionnelle!

  1. Impressionnants Falcons

Je ne dis pas qu’ils remporteront le Super Bowl, mais ceux qui m’ont le plus impressionnés durant le week-end sont les Falcons d’Atlanta. Durant la saison, peu de gens se sont réellement attardés à eux et il était fascinant de voir à quel point ils n’étaient aucunement intimidés par les Seahawks. Matt Ryan a chassé, du moins temporairement, ses démons en séries. L’attaque est extrêmement bien équilibrée et le travail de la défensive passe sous silence. Les Falcons semblent s’établir comme des prétendants sérieux pour les années à venir.

10. Les prix citrons

Pour terminer, pour faire contrepoids aux étoiles du jour que je décerne dans le Journal en séries, voici mes trois prix citrons du deuxième tour. Will Fuller, des Texans, a échappé une rarissime bombe parfaite de Brock Osweiler dans la zone des buts dans un moment critique où les Texans chauffaient toujours les Patriots. Dans le duel entre les Chiefs et Steelers, deux joueurs des Chiefs héritent des autres citrons. L’ailier rapproché Travis Kelce a aussi échappé une passe parfaite à la porte des buts et à quelques reprises, son émotion a pris le dessus, écopant de pénalités stupides. Dans un match où chaque parcelle de terrain est chèrement gagnée, c’est impardonnable. Enfin, certains diront que les officiels appellent rarement une pénalité sur pour avoir retenu sur une tentative de converti de deux points, mais le bloqueur Eric Fisher a été fautif et la conversion réussie, qui aurait permis aux Chiefs de niveler la marque, a été refusée. La deuxième tentative a échoué et Fisher, plutôt que de se plaindre des officiels, s’est montré repentant après le match.