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L’ex-copain de la victime arrêté

Il est arrivé avec les mains recouvertes de sang chez un ami après le drame

Maxime Aubin a été arrêté hier, mais n’a pas été accusé relativement au meurtre de Mylène Laliberté.
Photo Courtoisie Maxime Aubin a été arrêté hier, mais n’a pas été accusé relativement au meurtre de Mylène Laliberté.

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L’ex-copain de la femme retrouvée morte à Saint-Lin–Laurentides a raconté ce qui s’était passé à des amis chez qui il est arrivé les mains recouvertes de sang, selon ces derniers.

«Il avait encore un couteau avec lui. Il était tellement calme et paniqué. Lorsqu’il nous parlait, on n’y croyait pas», se souvient Mikaël Moreau, qui a vu le jeune homme de 21 ans quelques heures après la tragédie.

Le jeune a débarqué chez un ami avec du sang sur les mains vendredi soir.

Le corps de Mylène Laliberté a été retrouvé dans le sous-sol d’un triplex de la place Mario par sa colocataire.

M. Aubin n’a pas été accusé de meurtre, mais ses amis sont contents qu’il ait été arrêté par la police hier.

Description des faits

Le groupe a compris que M. Aubin disait probablement vrai lorsque la tragédie a commencé à faire le tour des médias, tôt samedi. Certains amis de M. Aubin se sont retenus pour ne pas lui infliger une raclée.

«Il a commencé à décrire les faits, on lui a dit: “OK, mon gars, on t’amène au poste de police”», confie M. Moreau.

M. Aubin s’est alors dirigé vers la salle de bain et a tenté de se donner la mort.

«On a entendu un grand cri, on a défoncé la porte et on a téléphoné aux policiers», mentionne celui qui a connu le suspect il y a à peine un mois.

L’entourage de M. Aubin peine toujours à croire à la réalité du tragique événement.

«C’est un gars qui ne parlait pas beaucoup. Il a eu un cancer quand il était ado et il nous a dit que ça l’avait affecté», ajoute Frédéric Grondin, ami avec lui depuis deux ans.

Dans les jours ayant précédé le décès de Mme Laliberté, il avait toutefois tenu des propos peu élogieux à l’égard de son ex.

«Il ne parlait pas beaucoup d’elle, mais il avait l’air de lui en vouloir, notamment pour l’histoire des jouets érotiques», soutient M. Moreau.

Mme Laliberté travaillait dans un dépanneur, mais, depuis peu, elle était représentante à domicile pour des jouets érotiques.

Aubin leur a aussi fait part d’un accrochage avec la victime.

«Il nous a raconté que, cet hiver, il avait reculé sur son auto et que, dernièrement, elle avait fait la même chose», dit M. Grondin.

L’homme qui travaillait dans une entreprise familiale avec son père avait même écrit un message sur sa page Facebook peu de temps après la séparation du couple.

«Seulement besoin de 2 cagoule et 2 gun, le plan parfait pour s'évader d'ici réfléchir a quoi sa sers de toute façon il n'ont plus rien a perdre [sic]», écrivait-il.

Femme sans histoire

Bénévole hors pair et très impliquée, Mylène Laliberté œuvrait dans divers groupes communautaires de sa région.

Il y a un mois, elle aurait expulsé son ex-conjoint de son logement. Des proches ont admis qu’elle avait probablement été victime de violence conjugale sans toutefois porter plainte.

Quelques heures avant la tragédie, Mme Laliberté avait, pour la première fois, exprimé le désir de porter plainte à la police.