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Un troisième lien «si nécessaire»

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Photo Daniel Mallard Le maire de Québec estime que le réaménagement de la tête des ponts pourrait améliorer la fluidité de la circulation entre les deux rives.

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Le projet de troisième lien sera peut-être moins pertinent quand le ministère des Transports aura réaménagé la tête des ponts, selon le maire de Québec.

Le maire Régis Labeaume a nuancé sa position lundi dans le dossier du troisième lien. Alors qu’il s’était dit prêt à mener la bataille politique pour un nouveau lien routier entre Lévis et Québec il y a quelques mois, lundi, il a mis une condition à son appui.

«Sur le troisième lien, si c’est nécessaire, on fera la bataille et on sera derrière ça politiquement. Mais chaque chose en son temps et analysons la tête des ponts avant.»

Le maire de Québec estime que le réaménagement de la tête des ponts pourrait améliorer la fluidité de la circulation entre les deux rives et rendre le troisième lien moins pertinent.

«Je suis d’accord éventuellement pour un troisième lien. Mais qu’on nous fasse la preuve avant de dépenser des milliards qu’il n’y a pas de possibilité de réaménager les routes qui amènent au pont et celles qui sont à la sortie du pont.»

Il a plaidé que cet exercice devait se faire il y a plusieurs années et déplore l’inaction du gouvernement depuis. «Il y a six ans on a annoncé avec Sam Hamad qu’on allait analyser la tête des ponts. (...) Ça n’a pas été fait.» Depuis six ans, a-t-il insisté, six ministres des Transports se sont succédé à ce poste clé.

Il a répété que la priorité de la Ville en matière d’infrastructures routières est l’élargissement des deux autoroutes Laurentienne et Henri-IV. Sur ces questions, il a également mis de la pression sur le gouvernement Couillard. Sur Henri-IV, M. Labeaume a soutenu qu’il «n’acceptera pas de pause. On veut des réponses dans les prochaines semaines et un calendrier très précis de Henri-IV».

Sur Laurentienne, il a plaidé pour le démarrage rapide du bureau de projet qui étudiera le scénario d’élargissement proposé par la Ville.

Régis Labeaume compte poursuivre sa croisade pour le financement du SRB qu’il souhaite voir payé à 100 % par Québec et Ottawa. Comme le premier ministre Philippe Couillard a déjà donné son aval à un financement en totalité par l’État, le maire attend maintenant des nouvelles d’Ottawa et espère avoir des éclaircissements lors du prochain budget fédéral. «Je ne laisserai pas passer cette chance.»

En réaction à la sortie du ministre fédéral Jean-Yves Duclos, qui affirmait la semaine dernière que les dossiers de la peinture du pont de Québec et celui du SRB étaient liés, le maire a opposé que c’est tout le contraire. «Ce sont deux dossiers différents», a-t-il martelé.

Il compte d’ailleurs réexpliquer le projet du SRB à la population dans les prochaines semaines parce que malgré l’appui au projet dans les sondages, le maire croit que les gens «ne s’en rappellent presque plus».