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La petite miraculée réalise ses rêves

Après deux opérations à cœur ouvert, la petite Thelma de 3 ans peut aujourd’hui vivre normalement

Oubliée sa malformation cardiaque, Thelma Surprenant, cette fillette montréalaise âgée de 3 ans peut aujourd’hui faire toutes les activités physiques qu’elle souhaite.
Photo courtoisie Oubliée sa malformation cardiaque, Thelma Surprenant, cette fillette montréalaise âgée de 3 ans peut aujourd’hui faire toutes les activités physiques qu’elle souhaite.

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Quand Thelma Surprenant est née, personne ne croyait que cette fillette avec une malformation cardiaque survivrait. Et pourtant aujourd’hui, elle réalise son rêve de patiner.

Thelma Surprenant, maintenant âgée de 3 ans, est en pleine forme après avoir subi deux opérations à cœur ouvert.

«Elle peut marcher, faire du sport, monter à cheval. Patiner était son plus grand rêve, respire Linda Ounis, sa mère. En ce moment, elle a commencé la danse et imite la danseuse Maddie Ziegler dans le clip de la chanteuse Sia».

La famille envisage enfin des vacances.

À un fil

Mais le chemin avant d’en arriver là a été long. «On a failli la perdre», lâche la mère de 41 ans.

En mars 2014, Thelma s’est fait opérer pendant dix-huit heures avant d’être transférée aux soins intensifs. Vingt-quatre heures après, la fillette a fait un AVC. Son sternum a été ouvert durant trois jours, puis elle a été plongée dans un coma provoqué pendant dix jours. La vie de Thelma ne tenait qu’à un fil.

«Elle avait une lésion frontale et le risque de ne jamais marcher», se souvient la mère.

Trois ans plus tard, elle marche, mais a encore des difficultés à s’habiller toute seule et a des problèmes de coordination.

«Elle n’est pas capable de tenir des ciseaux. Elle reste quand même très maladroite, lente dans ses gestes et elle a un retard de langage», précise Linda Ounis qui est travailleuse sociale.

Pendant que la fillette était dans le coma, la famille a demandé à la chirurgienne de faire de la physiothérapie sur l’enfant qui en étant immobile, avait des œdèmes.

C'était alors une première pour les équipes du Centre intégré du réseau en neurodéveloppement de l’enfant du CHU Sainte-Justine (CIRENE) financé pour la 5e année grâce au Mois des câlins de Saint-Justine.

En 10 ans, la campagne a permis de récolter plus de trois millions de dollars. Cette année, 30 000 baumes à lèvres sont en vente dans les Jean Coutu et dix dollars de chaque produit vendu seront versés au Mois des câlins, pour développer le programme de dépistage précoce, entre autres.

«Si Thelma n’avait pas été diagnostiquée à temps, elle ne marcherait pas aujourd’hui», précise le docteur Lionel Carmant du CIRENE.

Un choc

C'est au 5e mois de grossesse de Linda Ounis que les médecins lui ont annoncé que sa seconde fille, Thelma, avait une malformation cardiaque.

«Ç’a été le choc. J’étais dévastée, se rappelle la Montréalaise. On se disait que ce n’était pas possible. Ma première fille, née prématurément, n’avait jamais eu de problèmes de santé».

Son accouchement par césarienne s’est passé sous haute tension, au CHU Sainte-Justine en octobre 2013. Seize spécialistes de santé étaient dans la chambre. «J’étais très stressée. Je n’ai même pas pu la prendre dans mes bras», raconte-t-elle.

Thelma est restée deux mois sous surveillance 24h/24 à l’hôpital pour éviter le risque de défaillance cardiaque.

«Il était important qu’elle reprenne du poids pour envisager une opération», dit la mère.

À sept mois, son comportement était celui d’un bébé d’un mois. C’est à seulement onze mois qu’elle est arrivée à ramper et est finalement entrée à la garderie.