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Le top 3 de la semaine: béatification solidaire

Le top 3 de la semaine: béatification solidaire
Photo d'archives

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Cette semaine, Françoise David a remis sa démission comme députée, le Parti conservateur a présenté un «débat pas de débat» en français massacré et Laurent Lessard nous a prouvé que le maire de Québec commençait sérieusement à lui tomber sur les rognons! Voici mon top 3 de la semaine!

1. Sainte-Françoise

La carrière politique de Françoise David a vite plafonné. Malgré ses bonnes œuvres, l’influence de son excentrique formation demeure circonscrite au bien-pensant Plateau.

La proximité étouffante d’Amir Khadir, en tant que co-porte-parole, aura éclipsé son champ d’action. Quand elle se voulait plus modérée et réfléchie, Khadir «l’entartait» par ses déclarations incendiaires.

Sa béatification médiatique déforme le poids réel de son héritage; les carrières florissantes des femmes de 2017 ne sont pas le fruit des luttes socialistes, mais plutôt d’efforts et de sacrifices essentiellement individuels.

2. Le conservateur parti

Kevin O’Leary
Photo d'archives, AFP
Kevin O’Leary

Le débat du Parti conservateur cette semaine à Québec a paru comme un interminable numéro de RBO. Le pseudo débat à 13 candidats était aussi excitant qu’une salade aux patates.

Pendant qu’un nommé Deepak violait la grammaire aller-retour, Bernier paraissait encore trop robotique et Steven Blaney semblait encore plus sur l’hélium avec ses comparatifs avec les sœurs Kardashian...

L’arrivée de Kevin O’Leary sonne la fin de la récréation. Il est clair, énergique, brillant. Québécois d’origine, il comprend le français et parions qu’il le parlera au moins aussi bien que Harper.

Le PC doit avoir comme unique obsession l’éviction de Trudeau. O’Leary étant dans une ligue à part, ce parti peut-il se permettre le luxe de lui dire non?

3. Labeaume VS Lessard

Le top 3 de la semaine: béatification solidaire
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

Le maire de Québec paraît de plus en plus désespéré avec son projet de SRB. Il brasse le ministre des Transports et... nous blâme encore. Il semble déçu de devoir nous faire – encore – la pédagogie de son bizarroïde train à roues.

En 2013, Régis Labeaume disait: «Ben, je ne connais pas 100 personnes à Québec qui, demain matin, rêvent de prendre l’autobus. Nommez-moi-z-en 25, ça me ferait plaisir, j’aimerais ça leur parler».

Pourquoi en 2017 ce serait différent? En jouant l’exaspération et l’intimidation, il joue la pire des cartes.

Labeaume devra s’y faire: Duclos ne mange pas dans sa main, Hamad ne fait plus ses commissions et son principal client jusqu’aux élections sera... Laurent Lessard, un ministre de plus en plus excédé, qui a beaucoup d’appétit pour un 3e lien.