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Et si on se «Trumpait»?

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On pourrait parler de la pêche blanche. Des millions pour rénover la Vieille Pulperie. Mais il est bien difficile d’éviter l’éléphant orange dans la salle de bains de la Maison-Blanche. Et comme le dit la chanson: un éléphant, ça Trump énormément. Et nous, ça nous arrive?

Tout d’abord, les évidences. Donald est devenu le 45e président américain vendredi. Trois jours plus tard, la planète tourne toujours. Les Noirs, les femmes et les Mexicains n’ont pas été refoulés aux frontières. Les pauvres n’ont pas commencé les travaux forcés pour bâtir le Mur de Pink Floyd. C’est déjà beaucoup mieux que l’Apocalypse annoncée en chorale sur les réseaux sociaux.

Ensuite, ces mémoires qui oublient. Rien de surprenant de voir des manifestations empreintes de violence et de slogans amusants à l’assermentation d’un président républicain. C’est une tendance plutôt redondante. Nixon, Reagan, un Bush et l’autre... Ils y ont tous goûté. Ah! et concernant la guerre avec les médias, Stephen Harper, Régis Labeaume et Jean Tremblay vous font dire que Trump n’est pas le premier. Rien de nouveau sous le soleil, même s’il brille un peu plus orange.

DÉMOCRATES CONTRE LA DÉMOCRATIE

Dès que l’Amérique choisit un président républicain, une certaine frange de la gauche crie au meurtre et à la résurrection des nazis. Que le but n’est pas bon, que l’arbitre est pourri, qu’on doit changer le coach et supprimer la fusillade.

Le personnage de Donald Trump polarise fortement. Même les sacro-saints médias ne peuvent plus se draper dans leur pseudo-objectivité pour éviter la tempête. Tout le monde a son opinion, comme au lendemain d’une game du Canadien. Connaissons-nous autant la politique américaine que notre sport national?

Nous ne sommes pas les seuls coupables, loin de là. On a eu les délires de l’oscarisée Meryl Streep et les divagations de la vulgarisée Madonna. Et les gens qui reprennent leurs propos comme s’ils avaient une réelle importance. Si l’Amérique a élu un clown, les réactions de tout un chacun ont fini par transformer le continent en un immense chapiteau où les bêtes de cirque, les amuseurs, les acrobates et la foule se lancent du pop-corn à qui mieux mieux.

BONNE CHANCE... ?

Évidemment, on va me qualifier de Trump-lover, de gueulard de la droite poubelle et ainsi de suite. Les insultes arrivent plutôt vite quand on souligne la violence et la haine dans les propos de ceux qui veulent dénoncer... la violence et la haine.

Pourtant, je ne pense pas grand-chose de Trump. Ni plus ni moins que de Justin Trudeau ou de Philippe Couillard. Je respecte les choix démocrati­ques. Je ne suis jamais allé pisser sur une parade d’assermentation. Et je donne la chance au coureur, quel qu’il soit. Parfois ils déçoivent, d’autres fois ils surprennent. La plupart du temps, ils sont du pareil au même. C’est ce qui est le plus déprimant.

Beaucoup de gens parlent de politique. Ce n’est pas toujours élégant, mais ça fait du bien. Trump obli­ge à une position, à une réflexion quant à ce qu’on veut pour nos enfants.

Juste pour ça, j’ai le goût de lui (et de nous) souhaiter bonne chance.

 

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