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Chefferie du Parti conservateur: Denis Lebel lance un appel au calme et à l’unité

Denis Lebel
Photo d'archives Denis Lebel

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Ce n’est pas en multipliant les attaques personnelles que les candidats à la succession de Stephen Harper parviendront à protéger l’unité au sein de leur parti, prévient Denis Lebel.

«Le 28 mai, nous serons toujours la même équipe. Il nous faudra travailler ensemble. Rappelez-vous en toujours : ce n’est pas en s’attaquant entre nous que nous allons faire des gains», a affirmé le chef adjoint du Parti conservateur du Canada, suivi des applaudissements des élus de son caucus qui sont réunis à Québec jusqu’à vendredi.

«Je souhaite que ça reste dans la dignité, qu’on élise l’homme ou la femme qui sera le meilleur ou la meilleure pour nous mener plus loin en 2019», a-t-il ajouté.

Le ton monte

À quatre mois de la fin de la course, le ton continue de monter entre les candidats.

La candidate Lisa Raitt a notamment lancé un site web anti-Kevin O’Leary, visant à nuire à l’homme d’affaires et personnalité médiatique qui est entré officiellement dans la course au lendemain du débat en français.

Lors du dernier débat de la course à la chefferie du Parti conservateur, qui avait lieu la semaine dernière à Québec et en français, Steven Blaney s'est fait assez virulent envers son adversaire du Québec, Maxime Bernier.

«Maxime, ton plan, c'est de la foutaise sur la gestion de l'offre», lui a alors reproché M. Blaney.

Ce dernier ne regrette nullement ses propos. «Au contraire, a dit M. Blaney. J’ai la chance d’exprimer mes idées. Parfois, je suis émotif. Je pense que les gens ont vu que quand une idée me tient à cœur, je suis prêt à la défendre, mais j’ai beaucoup de respect pour mes collègues, je vais continuer à défendre mes idées.»

Le député conservateur Gérard Deltell, qui se donne encore du temps avant d’appuyer un candidature, souhaite lui aussi que les échanges se poursuivent de façon convenable.

«Bien sûr, dans les prochaines semaines, il y aura certaines controverses, c’est une course à la chefferie. Mais j’apprécie que le fait que les gens se respectent entre eux. Il s’agit d’une lutte d’idées, pas de personnalités», a fait valoir M. Deltell, lors d’une mêlée de presse.