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Affaire Paradis : Le gouvernement Couillard a fait du «fake news», dit la CAQ

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Photo d'archives Simon Clark La députée caquiste Nathalie Roy.

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En laissant aller une fausse nouvelle pendant plus de 24 heures, le gouvernement Couillard a fait du «fake news» à la sauce américaine, estime la Coalition avenir Québec.

«Il l’a admis lui-même. Waoh : pendant 24h, Philippe Couillard a laissé rouler une fake news, une fausse nouvelle comme aux États-Unis, sans la corriger, sans la démentir, sans donner le vrai motif du départ de Pierre Paradis aux citoyens. Ça me fait peur», a lancé la députée caquiste Nathalie Roy en entrevue avec Le Journal.

M. Couillard a reconnu en conférence de presse que M. Paradis a été exclu du caucus libéral et du conseil des ministres en raison d’allégations de gestes à caractère sexuel commis à l’endroit d’une ex-employée. Pourtant, durant près de 24h, le bureau de M. Paradis a affirmé qu’il se retirait, car il souffrait d’une commotion cérébrale à la suite d'un accident d'équitation.

«M. Paradis est traité médicalement pour cette condition, mais je vais être très clair, la raison pourquoi on lui a demandé de se retirer mercredi, ce n’est pas pour cette raison-là, c’est à cause qu’on avait reçu une lettre de la personne», a affirmé le premier ministre.

Il a affirmé qu’il préférait attendre d’avoir la confirmation officielle qu’une enquête était en cours avant de révéler la véritable nature du départ du vétéran libéral Pierre Paradis.

Or cette explication ne tient pas la route selon Mme Roy. Le bureau du premier ministre aurait dû agir lorsqu’il a vu que le bureau de M. Paradis répandait «des fausses nouvelles».

«Si ce n’était pas des journalistes qui ont creusé, je ne suis pas sûr qu’on aurait eu toute la vérité. Le premier ministre a une obligation de dire la vérité. Ça les servait beaucoup trop bien de faire croire au monde que M. Paradis est parti pour des problèmes de santé», a dénoncé la députée caquiste.

«Il aurait très bien pu dire : on a des informations à l’effet qu’il y aurait une plainte, pour le moment, on le met sur la touche», a-t-elle souligné.

Même son de cloche du côté du Parti québécois : «Philippe Couillard a laissé courir une fausse information, transmise par le cabinet du ministre de l’Agriculture plus de 24 heures plus tôt. Le premier ministre a donc cautionné le fait qu’une information erronée», a déploré Agnès Maltais.