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Attentat à Québec : le suspect était reconnu pour ses propos identitaires extrêmes

Alexandre Bissonnette
Photo tirée de Facebook Alexandre Bissonnette

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Le principal suspect de la tuerie à la mosquée de Québec était reconnu pour ses propos identitaires extrêmes sur les réseaux sociaux.

Alexandre Bissonnette, le seul suspect de l’attentat dans la mosquée de Sainte-Foy qui a fait six morts, s’était fait une réputation sur Facebook en raison de ses commentaires contre l’immigration et les féministes. «C’est quelqu’un qui commentait énormément lorsqu’il y avait des publications diverses sur Facebook», relate François Deschamps, le gestionnaire de la page du groupe «Bienvenue aux réfugiés Ville de Québec» qui a d’ailleurs eu maille à partir à de nombreuses reprises avec le suspect de l’attentat.

«Personnellement, on a eu des petites discussions animées principalement autour du passage de Marine Le Pen l’automne passé. C’est un partisan de la politicienne et il défendait le fait qu’elle vienne. Et, que ceux qui s’opposaient à sa venue étaient des fascistes contre la liberté d’expression», indique M. Deschamps.

Ses tirades sur les réseaux sociaux visaient généralement l’immigration et les femmes.

«C’est quelqu’un qui commentait beaucoup à ce moment-là. On l’avait repéré parce que c’était des propos, disons identitaires, nationalistes qui étaient très forts et très marqués. Il parlait beaucoup des traditions, des racines.»

« C’était toujours sur la limite »

Reste que Bissonnette n’aurait jamais usé de propos haineux directement.

«C’était toujours sur la limite. Pas de menace, sinon on aurait porté plainte. Il parlait beaucoup d’invasion. Il disait beaucoup qu’ici, ça allait finir comme en Europe et être le chaos. Il disait des trucs assez sévères sur le mouvement féministe. C’était ultra conservateur.» Ce matin, tout juste avant la fermeture du compte Facebook de Bissonnette, il y avait encore des liens parlant du front national et de Marine Le Pen.

Questionné sur l’attentat, le gestionnaire de la page du groupe «Bienvenue aux réfugiés Québec» a dit être traumatisé, parce qu’il n’est pas surpris d’un tel geste haineux à Québec. «En raison des groupes d’extrême droite qui sont très bien organisés dans la région depuis quelques années. Je ne pense pas que Québec soit une ville raciste, au contraire, mais il y a quelque chose avec l’extrême droite qui fait que je ne suis pas surpris qu’il y ait des crimes haineux», relate-t-il.