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Reprise parlementaire à Ottawa : les attentes du Conseil du patronat

Yves-Thomas Dorval et Justin Trudeau
Photo d'archives, Sébastien St-Jean Yves-Thomas Dorval et Justin Trudeau

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OTTAWA – Un plan de retour à l’équilibre budgétaire et des investissements en infrastructures devraient être des priorités du gouvernement Trudeau au cours des prochains mois, selon le Conseil du patronat du Québec (CPQ), qui profite de la reprise des travaux parlementaires à Ottawa pour expliquer ses attentes.

En ce qui concerne les finances publiques fédérales, le CPQ estime «primordial» que le gouvernement présente un plan financier clair prévoyant un retour à l'équilibre budgétaire dans quelques années.

«Il est essentiel que le gouvernement fasse preuve de prudence et limite ses dépenses courantes d'opération s'il veut renouer avec l'équilibre. Il lui revient de se garder une marge de manoeuvre advenant une autre récession ou une hausse des taux d'intérêt, afin de préserver la prospérité des générations futures, sur lesquelles nous ne devons pas reporter le fardeau fiscal des services que nous utilisons aujourd'hui», affirme Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ.

L’organisme patronal québécois se dit d’accord avec l’intention du gouvernement fédéral d’investir dans les infrastructures par la création de la Banque de l’infrastructure du Canada et suggère que le siège social de cette banque soit installé à Montréal.

Le CPQ estime que des projets porteurs en matière de transport collectif, comme celui du réseau électrique métropolitain présenté par la Caisse de dépôt et placement du Québec, ainsi que les pôles logistiques et les ports du Québec, devraient figurer au chapitre des priorités en infrastructures.

Au sujet de l’industrie aéronautique, le CPQ note qu’aucune annonce significative n’a été faite par le gouvernement dans ce secteur névralgique, notamment en ce qui concerne la demande de Bombardier.

Politique américaine

Si on tient compte de la nouvelle donne politique aux États-Unis, le CPQ considère que la vigueur de l’économie canadienne devra reposer davantage dorénavant sur la compétitivité des entreprises et non seulement sur un écart dans les devises monétaires.

«À cet effet, soutient l’organisme, le Canada doit entretenir un environnement d’affaires des plus attrayants sur le plan de la fiscalité et de la réglementation, notamment concernant les délais d’approbation ou d’autorisation des projets.»

Le Conseil annonce qu’il suivra de près les changements législatifs relatifs à la main-d’œuvre et au monde du travail et portera une attention particulière au débat entourant les mesures de conciliations travail-famille, ainsi qu’aux nouvelles orientations du gouvernement pour le Régime de pensions du Canada.