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Attentat à Québec : l'arme du présumé meurtrier s'est enrayée

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Alexandre Bissonnette.

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Le fusil d’assaut qu’aurait utilisé Alexandre Bissonnette lors de la tuerie à la grande mosquée de Québec était semblable à celui employé par Richard Henry Bain lors de l’attentat au Métropolis, en 2012. Dans les deux cas, l’arme s’est enrayée.

Bissonnette aurait pu faire davantage de victimes si son plan initial avait fonctionné comme prévu. Privé de sa première arme, le jeune homme de 27 ans aurait alors dégainé un pistolet 9 mm, qu’il aurait déchargé à au moins trois reprises sur ses victimes.

Des gens qui étaient dans la mosquée ont vu l’accusé en possession d’une arme d’assaut. Contrairement à ce que certains ont cru voir, il ne s’agissait pas d’un AK-47.

Un intervenant qui a porté secours aux victimes et avec qui Le Journal s’est entretenu est convaincu que l’arme s'apparente beaucoup plus à un CZ 858. À la différence d’un AK-47, qui lui ressemble, ce fusil d’assaut est en vente légale au Canada.

C’est précisément un modèle semi-automatique CZ 858 qui avait été utilisé par Richard Henry Bain avant qu’il s’enraie lors de l’attentat au Métropolis.

Notre informateur, qui a une bonne connaissance des armes, soutient avoir vu le fusil abandonné dans la neige à une vingtaine de pieds de l’entrée de la mosquée.

«Le chargeur était encore dessus. Un chargeur qui ressemble à une banane», précise cette source, qui comprend que l’arme puisse être confondue avec un AK-47.

Quebec
Photo courtoisie

Le fusil semi-automatique CZ 858 ci-dessus est semblable à celui qu’aurait tenté d’utiliser Alexandre Bissonnette. Ci-dessus également, un modèle 9 mm comme celui qu’il aurait utilisé pour poursuivre la tuerie.

9 mm

Contraint d’abandonner l’arme d’assaut dès son entrée dans la mosquée, Bissonnette aurait utilisé son autre arme, une arme de poing 9 mm.

Il s’agit d’un pistolet à autorisation restreinte qui nécessite deux enquêtes de sécurité afin de l’acheter légalement.

D’ailleurs, parmi les 11 accusations déposées contre Bissonnette lundi au palais de justice de Québec, cinq d’entre elles font état de l’utilisation d’«une arme à feu à autorisation restreinte».

Youssef Kadoure, qui était dans la mosquée lors du drame, explique que l’accusé était d’abord en possession d’un fusil d’assaut.

«Heureusement quand il est rentré il voulait l’utiliser, ça n’a pas marché, il l’a jeté et il a sorti un autre pistolet», raconte-t-il.

Pour sa part, Rachid Aouame affirme lui aussi avoir vu «une sorte de pistolet» dans les mains du terroriste. Cet autre témoin soutient avoir vu un total de trois chargeurs vides au sol, après l’attentat. Un chargeur de 9 mm contient entre 10 et 12 balles.

A priori, Alexandre Bissonnette n’aurait été encouragé par personne pour commettre son crime. En interrogatoire, Bissonnette aurait également mentionné qu’il n’aimait pas les musulmans et qu’il les craignait, selon nos sources.

– Avec la collaboration de Félix Séguin, Taieb Moalla, Nicolas Lachance et TVA Nouvelles