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Tuerie de la mosquée: Des blessés graves atteints de plusieurs projectiles

Le chef du département de traumatologie de l’hôpital de l’Enfant-Jésus, Julien Clément, a fait le point sur l'état de santé des blessés de la tuerie.
Pierre-Olivier Fortin Le chef du département de traumatologie de l’hôpital de l’Enfant-Jésus, Julien Clément, a fait le point sur l'état de santé des blessés de la tuerie.

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Les deux personnes les plus gravement blessées lors de l’attentat de dimanche à la mosquée ont été atteintes par trois à six balles chacune, a révélé un médecin de l’Enfant-Jésus qui avait néanmoins, mardi, des nouvelles encourageantes quant à leur état de santé.

Le chef du département de traumatologie de l’hôpital de l’Enfant-Jésus, Julien Clément, faisait le point, mardi matin, sur l’état de santé des cinq patients qui ont subi les blessures les plus sérieuses dans cette horrible fusillade qui a aussi fait six morts.

L’un d’eux a déjà reçu son congé. Deux autres «poursuivent leur convalescence à l’hôpital et devraient avoir leur congé rapidement», indique le Dr Clément. Ces derniers ont été atteints par des balles à l’épaule, aux hanches, aux jambes ou à l’abdomen, sans que les blessures ne soient trop graves.

Les deux autres ont eu moins de chance. «Ils sont arrivés ici dimanche soir en hémorragie massive», explique le docteur, après avoir été atteints par trois à six balles aux membres supérieurs, inférieurs et à l’abdomen.

Ils ont été plongés dans un coma artificiel «pour garder le contrôle, et on les ramène en un deuxième temps».

Table d’opération

Au moment même où le Dr Clément prononçait ces mots, l’un des deux patients était sur la table d’opération afin de vérifier si les interventions précédentes, notamment des réparations des intestins, allaient tenir le coup. L’autre patient doit aussi être opéré mardi pour les mêmes motifs.

«Ça regarde bien», se réjouit le chirurgien. «Ce qui reste encore à déterminer, ce sont les séquelles à long terme. Ce qui va les aider, c’est qu’ils ont été pris en charge rapidement et qu’ils sont relativement jeunes», la trentaine ou quarantaine, précise-t-il. Ils auront assurément de bonnes cicatrices et quelques semaines de réhabilitation à faire.

15 par année

Québec n’a jamais vécu une telle tuerie, mais les équipes médicales sont néanmoins «entrainées» pour traîter des blessures par arme à feu. «Ça n’arrive pas si souvent, par contre, il y a toujours une quinzaine de blessures par balles chaque année à Québec. C’est surprenant, mais il y a des accidents de chasse, des tentatives de suicide, de la violence», explique Julien Clément.

Après la fusillade de dimanche, «honnêtement, ç’a bien été», souligne-t-il. Il y aura tout de même des rencontres dans les prochains jours pour évaluer la réponse de son équipe à la tragédie. «C’est triste à dire, mais on doit être prêts pour la prochaine fois et apprendre de ça.»

Aide psychologique

Il n’y a pas que les blessures du corps, mais aussi celle de l’esprit. Les services sociaux ont offert de l’aide à une vingtaine de familles depuis dimanche. Un centre a été ouvert au Jeffrey Hale, des intervenants ont contacté des familles de façon proactive, aidé des enseignants à accueillir les élèves après de drame, etc. La ligne Info-social 811 est toujours disponible. On y a enregistré une hausse de 10 % du nombre d’appels, lundi.

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