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Groupe CGI ne craint pas le président américain

Serge Godin et Alain Bouchard croient leur modèle d’affaires à l’abri du protectionnisme

GEN-ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE CGI
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Le grand patron de CGI, Serge Godin, a affirmé mercredi que son entreprise est présente dans 40 pays et est «très très locale».

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Groupe CGI et Couche-Tard estiment que leur modèle d’affaires les protège contre le protectionnisme américain prôné par la nouvelle administration du président Donald Trump.

«Notre modèle en est un de proximité. Nous ne misons pas sur la délocalisation», a indiqué le grand patron de CGI Serge Godin, en marge de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de l’entreprise qui se tenait à l’hôtel Ritz Carlton, à Montréal.

Le modèle de proximité est basé, entre autres, sur les relations avec les clients et la décentralisation de l’entreprise. Groupe CGI est présent dans 40 pays et emploie 11 000 employés aux États-Unis.

«Les gens qui sont des “CGIstes” aux États-Unis, ce sont des Américains, a souligné M. Godin. C’est la même chose avec le Brexit. En Angleterre, il y a 5800 personnes qui sont des employés de CGI. C’est une entreprise qui est finalement très très locale.»

Dans une vingtaine de pays

Couche-Tard, de son côté, a des magasins dans une vingtaine de pays, dont 6000 aux États-Unis. Le modèle est le même, a expliqué son fondateur, Alain Bouchard.

«On est tellement décentralisés. 60 % de nos affaires sont aux États-Unis et 60 % de nos gens sont aux États-Unis», a ajouté celui qui siège également sur le conseil d’administration de Groupe CGI.

Rappelons que le président américain Donald Trump a récemment annoncé une série de mesures protectionnistes. Il veut, entre autres, revoir l’octroi de visas pour les travailleurs étrangers.

«Si vous avez une entreprise mondiale et tous vos employés sont en Europe et que vous êtes un gros joueur aux États-Unis, il y a des grandes questions que ces entreprises devront se poser, avec la tendance protectionniste actuelle, mais nous, ce n’est pas notre cas. Ce n’est pas le cas de CGI non plus. Ça dépend de comment les entreprises se sont développées», a mentionné Alain Bouchard.

Les entreprises de services sont également mieux protégées, a tenu à préciser Serge Godin. «Ces entreprises ont été beaucoup moins affectées au fil des ans, c’est un peu indépendant des cycles économiques ou des changements politiques», a souligné le fondateur et président exécutif du conseil de CGI.