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Prévention du suicide: prévenir au lieu de guérir

Prévention du suicide: prévenir au lieu de guérir
mari photographie

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Après avoir fait une tentative de suicide, une jeune blogueuse se bat pour un meilleur accès à des soins en santé mentale.

Mars 2012. Carolane Stratis, co-fondatrice du blogue Ton petit look, est chez elle, retirée du monde. Elle n’est pas seule, au contraire. Elle a des ami(e)s, un copain, des gens à qui parler. Mais sa tête s’est vidée de toutes pensées rationnelles, elle a mis de côté sa liste de contacts et s’apprête à poser un geste désespéré.

«Je ne parle pas souvent de ma tentative de suicide. Même si ça fait 5 ans, ça vient encore me chercher, surtout depuis que j’ai des enfants. Je me dis que je serais passée à côté de choses magnifiques», se confie Carolane, forte même si ces souvenirs restent douloureux à évoquer.

Quand l’Association québécoise de prévention du suicide l’a contacté pour s’impliquer dans la cause et participer à la Semaine de prévention du suicide, Carolane n’a pas hésité une seconde.

Elle le répète : de la chance, elle en a eu. La chance d’avoir eu une amie qui est arrivée lorsqu’il était moins une, entre autre.

Mot-clé : prévention

Carolane ne s’explique pas pourquoi c’est si compliqué et coûteux d’avoir accès à de l’aide psychologique professionnelle. «Moi j’ai été chanceuse, j’ai été super bien épaulée, mais j’ai réalisé à quel point c’est rare.» Son cas est l’exception qui confirme la règle.

L’Institut national de santé publique a publié cette semaine des chiffres alarmants : 3 personnes en moyenne s’enlèvent la vie chaque jour au Québec. En 2014 (plus récentes statistiques), 1125 Québécois se sont suicidés.

En plus d’un meilleur accès aux soplus rienins de santé, Carolane insiste pour qu’on investisse dans la prévention, mot clé en cette Semaine de prévention du suicide. «Avant de se rendre au point où le message ne rentre plus, que la personne a trop mal, qu’elle veut tellement arrêter de souffrir qu’elle n’entend plus rien, il y aurait beaucoup à faire.»

Carolane et sa sœur Josiane sortent un deuxième livre inspiré de leur blogue, intitulé Ton petit look II : «Les filles sont-elles folles?», qui se penchera justement sur le thème de la santé mentale. Le livre sera en librairie le 15 février prochain.

En attendant, elle continue à marteler son message : «Il faut en parler, et même si c’est avec les larmes aux yeux, il faut en parler. C’est le plus important.»