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Amende de 1000 $ pour avoir refusé de se faire remorquer

Amende de 1000 $ pour avoir refusé de se faire remorquer
Photo d'archives

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Un automobiliste qui voulait sans doute économiser quelques sous écopera d’une amende d’au moins 1000 $ pour avoir refusé de se faire remorquer après être tombé en panne d’essence dans le tunnel Ville-Marie, à Montréal.

Antoine Loven St-Hilaire a refusé qu’on déplace son véhicule le 29 juin 2014, mais voilà qu’il se retrouve à payer dix fois plus cher.

Une facture qui lui aurait coûté 125 $ vient d’être transformée en amende d’au moins 1000 $ par un juge qui tranche que M. St-Hilaire a «mis en péril la sécurité» de plusieurs personnes.

«La conduite de M. St-Hilaire ne démontre pas de soucis pour les risques qu’il fait encourir aux autres», écrit la juge de la Cour du Québec Johanne White, dans un jugement rendu le 30 janvier.

L’homme a préféré refiler 20 $ à un inconnu qui devait lui rapporter un bidon d’essence plutôt que d’être remorqué dans les minutes suivant la panne.

Il est demeuré 35 minutes à côté de voitures qui roulaient à plus de 90 km/h, mettant «sa vie, celle de ses passagers et des intervenants en danger», peut-on lire dans le jugement.

Un policier de la SQ a même dû intervenir pour que le véhicule soit tassé.

«En voulant économiser quelques dollars, l’automobiliste a fait plus de torts. C’est très délicat de rester dans un tunnel où tous circulent à grande vitesse. Le but c’est de sortir le plus rapidement», fait valoir Bernard Lévy-Soussan, cofondateur de Ticket 911.

Selon le Code de sécurité routière, l’infraction peut lui coûter de 1000 $ à 3000 $, rappelle-t-il.

Remorquage obligatoire

Dans le document de cour, on souligne que le tunnel Ville-Marie fait partie des voies rapides du «réseau de remorquage exclusif» du ministère des Transports.

Lorsqu’un accrochage ou une panne survient, grâce aux caméras de surveillance, un remorqueur est avisé et se rend sur les lieux pour déplacer le plus rapidement possible les véhicules.

«Il faut accepter d’être remorqué, c’est une question de sécurité. Sinon, on s’expose à des amendes salées», explique Denis Thibodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Le même règlement s’applique au tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaire et à l’autoroute 40.

Endroit dangereux

Cette soirée-là, deux voies de circulation étaient déjà fermées à la circulation à cause d’un risque d’effondrement en raison de travaux.

Durant son témoignage, M. St-Hilaire a lui-même avoué que l’endroit était «dangereux».

Il a expliqué que l’indicateur d’essence de l’auto, qu’il avait empruntée à un cousin pour faire visiter Montréal à des membres de sa famille, était défectueux.