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Plaisirs d’hiver pour skieurs avertis

Le complexe Clay Brook a été construit il y a quelques années au pied des pentes de Lincoln Peak.
Photo courtoisie Le complexe Clay Brook a été construit il y a quelques années au pied des pentes de Lincoln Peak.

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La semaine de relâche pointe le bout de son nez et, pour les amateurs de ski, les Montagnes vertes du Vermont sont toutes désignées pour profiter des conditions idéales de la saison de ski alpin. Que vous soyez entre amis, en couple ou en famille, la diversité des terrains skiables et des dénivelés de ces montagnes permettent d’y passer quelques jours dans une atmosphère accueillante propre à cette région à environ 200 km de Montréal. Le Journal vous présente un petit tour de trois sommets des Montagnes vertes pour skieurs de tous horizons.

La montagne accessible

Sugarbush, Warren

Il y a 111 pistes, dont 36 sont réservées aux experts, à Sugarbush Resort.
Photo courtoisie
Il y a 111 pistes, dont 36 sont réservées aux experts, à Sugarbush Resort.

Soyez à Sugarbush dès l’ouverture et bien en forme pour profiter du centre de ­villégiature à son maximum. Sugarbush est constitué de 6 sommets, 16 remontées, 111 pistes et 28 parcours boisés. Lorsque les accumulations le permettent, le terrain entre le Mont Ellen et le sommet de Castlerock ­devient un véritable bol de neige, pour skieurs expérimentés seulement.

Depuis 2001, le centre de villégiature Sugarbush appartient à Win Smith, un homme ­d’affaires de la région qui en a fait l’acquisition après 10 ans comme président de l’entreprise de services financiers Merrill Lynch International. Presque chaque matin, M. Smith ­promène son chien autour de l’hôtel et des restaurants, et il n’est pas rare de le croiser sur les pistes par la suite.

Le propriétaire du centre et son équipe ­travaillent de concert avec le US Forest ­Service afin de s’assurer de développer la montagne de façon responsable, ce qui contribue à conserver l’aspect rustique de la montagne malgré des infrastructures ­modernes.

Lors des plus gros achalandages, le temps d’attente au bas des remontées ne dépasse pas les 5 min 30, clame d’ailleurs M. Smith avec fierté. Si vous êtes du genre à vouloir faire le plus de descentes possible, cette ­montagne vaut son pesant d’or.

Dans les prochaines années, Sugarbush continuera de se développer, promet Win Smith. On verra fort probablement ­apparaître sur le site un spa nordique et quelques condos de plus.

Si vous vous y rendez en groupe (12 personnes), une réservation au Allyn’s Lodge, un immense chalet au milieu de la montagne, est un incontournable. Un chef sur place cuisine un repas de viande, poisson et légumes locaux et la descente peut se faire en ski au flambeau.

Sugarbush est un des rares centres de ski à avoir un secteur et un programme particuliers pour personne souffrant d’un handicap.

Dans les pistes boisées, vous pourriez croiser John Egan, le directeur récréatif de la station et pro du freestyle connu dans le milieu du ski pour ses          vidéos extrêmes qu’il faisait dès les années 1980.
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Dans les pistes boisées, vous pourriez croiser John Egan, le directeur récréatif de la station et pro du freestyle connu dans le milieu du ski pour ses vidéos extrêmes qu’il faisait dès les années 1980.

Prix : Environ 130$ canadiens par billet de remontée pour adulte les fins de semaine.

Logement : Deux hôtels sont situés au bas des pistes. Le Clay Brook offre des suites récentes et luxueuses ­équipées de cuisine, tandis qu’il règne une ambiance plus pittoresque au Sugarbush Inn. Dans la vallée de Mad ­River, à quelques minutes de route de la station, de petites auberges offrent aussi des chambres.

Manger : La viande, les légumes et les bières locales sont mis à l’avant-plan dans presque chaque restaurant et cantine du centre de ski. Pour le souper, les options manquent de finesse pour leurs prix, mais le lunch et l’après-ski restent intéressants. Et si vous visitez le bistro Chez Henri, vous aurez peut-être la chance de croiser le fameux Henri, un Français établi à Sugarbush depuis plus de 50 ans. L’homme, qui vient de fêter ses 90 ans, skie encore.

À faire autour : Équitation, ski de fond, raquette.

LA TÉMÉRAIRE

Mad River Glen, Fayston

Les planches à neige sont interdites à Mad River Glen.
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Les planches à neige sont interdites à Mad River Glen.

Attachez vos skis. Le slogan de cette ­montagne mythique, «Skie-la si tu peux», n’est pas à prendre à la légère. La majorité des pistes ne sont pas travaillées et peu de neige artificielle y est produite. Mais c’est tout ce qui contribue à perpétuer le mythe de Mad River Glen, avec son terrain skiable boisé, la musique country qui joue au bas des pentes et sa ­remontée à chaise unique.

Détenue en coopérative par 2000 actionnaires, la montagne et ses installations sont rustiques, et se veulent un rappel de l’époque des années 1940 où y skier ­représentait une petite révolution. Par ailleurs, les planches à neige y sont à ce jour ­interdites.

Avec la remontée à chaise unique – mieux connue sous le nom de «single chair», si une recherche sur YouTube vous intéresse –, les planchistes sont devenus un danger. Comme cette «single chair» fait la ­renommée de cette station et permet des ­remontées méditatives, diront les moniteurs de ski et les connaisseurs, elle a ­gagné le combat. Il y a quelques années, les snowboards ont été bannis de la montagne, provoquant un petit tollé.

Le centre de ski Mad River Glen dans les Montagnes vertes du Vermont.
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Le centre de ski Mad River Glen dans les Montagnes vertes du Vermont.

Mais pour les skieurs, dont plusieurs ­viennent de Boston et de New York, y ­dévaler les bosses quasi parfaites est un pur bonheur.

Des petites falaises et des «pillows» ­(accumulations de poudreuse sur une ­cascade de roches) attendent les plus ­téméraires. Mais rassurez-vous, les enfants sont les bienvenues dans cette montagne où il y a des pistes boisées de dénivelé ­différent et pour tous les niveaux.

Les cours qui y sont donnés forcent aussi à sortir des sentiers battus tout en faisant confiance à la montagne... et à ses propres capacités. Une très bonne ­chose pour les skieurs, de tous les âges, trop habitués aux pistes larges et damées.

La fameuse remontée à chaise unique de la montagne.
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La fameuse remontée à chaise unique de la montagne.

Prix : Une centaine de dollars canadiens par billet de remontée pour adulte les fins de semaine.

Logement : Mad ­River Glen n’est pas un «resort» à proprement parler. Ce qui lui permet de garder son cachet un peu sauvage. Il faut se diriger vers les auberges dans la vallée pour dormir. Les ­villages de Warren, Waitsfield et Fayston offrent quelques ­auberges et même des «ski clubs», des dortoirs pour skieurs.

Manger : Encore une fois, la viande, les ­légumes et la bière locale sont mis de l’avant dans le petit pub et la cafétéria de cette montagne. Et les repas, en particulier les burgers, y sont surprenants. L’ambiance du pub, avec son immense foyer de pierre et ses photos datant des années 1970, ­promet des après-ski festifs qui seront ­l’occasion de discuter avec des «locaux», qui pourront peut-être vous raconter les débuts de ce centre de ski et de son rôle central dans la région.

LA SOURNOISE

Smugglers’ Notch, jeffersonville

Le centre de ski Smugglers’ Notch.
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Le centre de ski Smugglers’ Notch.

Avant de vous attaquer aux trois sommets de Smugglers’ Notch, dont le plus haut cumule à 3600 pieds, assurez-vous que la météo est de votre côté. Le centre de villégiature est immense et une énorme quantité de neige ­artificielle y est produite.

Les pistes sont donc recouvertes d’une dizaine de centimètres de neige sèche et fine, ce qui assure la qualité du terrain skiable.

Mais le brouillard et le vent pourraient vous empêcher de profiter de l’expérience. Seules huit remontées non débrayables, dont trois minuscules, sont à la disposition des skieurs et ­des planchistes. Celle menant au plus haut ­sommet pourrait être fermée s’il y a des bourrasques. Pour ceux qui préfèrent les pentes très à pic et les pistes difficiles à conquérir, vous serez aussi servis, lorsque la remontée de la Madonna Mountain est ouverte.

Les seules pistes ­accessibles d’en haut sont «cotées» double diamant.
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Les seules pistes ­accessibles d’en haut sont «cotées» double diamant.

Vous serez avertis: les seules pistes accessibles d’en haut sont «cotées» double diamant, mais ­réservent un défi intéressant, qui vous fera oublier l’attente au bas des chaises ou le froid, s’il y a lieu.

Cependant, ce qui se trouve entre les pistes pourrait en attirer plus d’un, car les sous-bois représentent plus de 750 acres du centre. Pour les moins expérimentés, des kilomètres de piste familiale ou intermédiaire sont aussi faciles d’accès.

Ceux qui préfèrent les pentes très à pic ­seront servis.
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Ceux qui préfèrent les pentes très à pic ­seront servis.

Prix : Une centaine de ­dollars canadiens par billet de remontée pour adulte les fins de semaine.

Logement : Une multitude de condos sont à louer dans le village, et une ­navette est disponible sur demande pour vous ­amener au bas des pistes. Le centre est immense, et regroupe plusieurs ­restaurants, des piscines, des ­terrains de tennis, etc. Les infrastructures, qui ­cependant datent un peu, sont si importantes qu’il faut souvent se déplacer en navette ou en voiture entre le restaurant, les salles de jeux et les ­appartements.

Manger : Hormis le nouveau resto haut de gamme The Heart and Candle, la nourriture offerte pour le souper dans les différents établissements est plutôt de style pub. Pour ce qui est du dîner ou de l’après-ski, la cafétéria reste abordable et le menu diversifié.

En fin de soirée, c’est au karaoké du Bootleggers’ Lounge qu’il faut passer quelques heures. C’est la façon de rencontrer les gens de l’endroit, qui y donnent même parfois des spectacles.

À faire autour : Raquette, randonnées, motoneige, descente en tube, yoga

Des kilomètres de piste familiale ou ­intermédiaire sont aussi faciles d’accès.
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Des kilomètres de piste familiale ou ­intermédiaire sont aussi faciles d’accès.

Réduire les prix

Quelques sites web offrent des rabais sur les billets de remontée, qui peuvent s’avérer intéressants selon la journée choisie. Les prix varient souvent en fonction du jour de la semaine et de la période de la saison. S’il est possible d’acheter son billet de remontée en ligne à l’avance et d’épargner jusqu’à 30 % sur les sites mêmes de montagnes, des rabais substantiels peuvent être offerts sur liftopia.com ou powski.com. Et si vous tombez amoureux des Montagnes vertes, la carte du Vermont Travel Club, au coût de 70 $ canadiens, permet de réduire le prix du billet de remontée, un peu comme le fait la carte Passe-Partout ici.

D’autres montagnes qui valent le détour
  • Jay Peak
  • Stowe
  • Bolton Valley
  • Burke Mountain
  • Killington
  • Le reportage a été rendu possible grâce à la collaboration de Ski Vermont.