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La Ville de Québec donnera 50 000$ aux familles des victimes de la tuerie

La Ville de Québec donnera 50 000$ aux familles des victimes de la tuerie
Photo Annie T. Roussel

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La tragédie de la Grande Mosquée a teinté les débats au conseil municipal, lundi, alors que les élus ont approuvé un don de 50 000 $ pour les familles des victimes.

La séance du conseil municipal de Québec a commencé avec une minute de silence à la mémoire des victimes de la tuerie de la Grande Mosquée. Revenant sur une semaine très difficile, le maire Régis Labeaume a souligné qu’après la «tragédie» et l’«horreur», «une extraordinaire chaîne de solidarité s’est tissée à Québec».

Les élus observent une minute de silence en mémoire des victimes de l'attentat.
Photo Simon Clark
Les élus observent une minute de silence en mémoire des victimes de l'attentat.

Le maire et les conseillers ont tour à tour présenté leurs condoléances aux familles victimes. M. Labeaume a également eu une «pensée pour les parents d’Alexandre Bissonnette, qui doivent vivre un énorme désespoir».

Il a insisté sur l’importance de poser les gestes pour concrétiser le rapprochement avec la communauté musulmane.

Quelques minutes avant le début du conseil municipal, le maire a d’ailleurs fait savoir qu’un don de 50 000 $ sera fait pour les familles touchées par la tuerie. Le don exceptionnel de la Ville sera fait au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ). L’organisme sera chargé de redistribuer l’argent.

Aide pour les mois à venir

«Il y a peut-être des fonds qui vont venir de quelques sources pour des besoins immédiats. Nous, on pense surtout au sixième ou septième mois (après la tragédie), où des gens devraient vivre des problèmes post-traumatiques», a indiqué M. Labeaume. Cela dit, le CCIQ aura la latitude de distribuer autrement l’argent, même si une reddition des comptes lui sera demandée par la municipalité.

Le maire Labeaume a par ailleurs révélé que la tragédie a directement touché des employés de la Ville. La fille d’une victime – le professeur Khaled Belkacemi – travaille comme avocate à la municipalité. Un autre employé du service de l’Environnement de la Ville se trouvait dans la mosquée le soir de l’attentat. «On apprend ça au fur et à mesure», a indiqué le maire, visiblement encore ébranlé par la situation.

Sécurité

Interrogé sur les éventuelles mesures de sécurité à l’hôtel de ville, le maire est demeuré vague. Il a expliqué qu’il ne voulait surtout pas que cet endroit qui appartient au peuple soit «barricadé».

«On veut garder ça à échelle humaine. Peut-être qu’on fait une erreur. (...) Je ne le sais pas. C’est pas clair», s’est-il interrogé à voix haute.

Les menaces proférées contre le maire sont systématiquement prises au sérieux et leurs auteurs sont interrogés. Régis Labeaume a cependant précisé qu’il n’y a pas eu d’augmentation de ces menaces depuis l’attentat.

– Avec la collaboration de Stéphanie Martin